Né le 20 mai 1888 à Saint-Mathieu (Haute-Vienne), massacré le 25 août 1944 à Maillé (Indre-et-Loire) ; employé SNCF ; victime civile.

Pierre Granet était le fils de Jacques Granet âgé de 52 ans à sa naissance, cultivateur et de Marie Maudon âgée de 42 ans, tous deux domiciliés au village de Coulerède, commune de Saint-Mathieu. Il entra en juin 1912 aux Chemins de fer de l’État, au service Voies et réseaux à Livarot (Calvados) comme poseur de voies. Il fut ensuite cantonnier, sous-chef de canton en juillet 1921 puis chef de canton en avril 1923. Marié à Marie, Yvonne Lacroix il était en 1944 domicilié à Tours (Indre-et-Loire) 11, rue de l’Espérance et était père de quatre enfants. Il était alors surveillant de la voie à Tours. Sa fiche Mémorial genweb précise : « SNCF, service voie de bâtiments, surveillant - Surveillant SNCF service voirie ».
Le 25 août 1944 il se trouvait à Maillé, point de passage de la voie ferrée stratégique Paris - Bordeaux. Il fut victime du massacre de Maillé. Le 25 août dès neuf heures du matin le village fut cerné par les troupes allemandes. Le massacre commença dans les champs, les jardins, les maisons et jusque dans les caves. Sur les 500 habitants que comptait Maillé, il y eut 124 victimes. Pierre Granet s’était caché à l’arrivée des troupes allemandes, sur la route de Draché à Maillé, dans la cave du garde-barrière, Yvon Millory. Six personnes s’étaient dissimulées avec lui, la plupart travaillant à la voie ferrée, soit de l’entreprise Dupin, soit du personnel SNCF : Achille Barré, André Chevillard, Paul Millory, Baptiste Sornin, Joseph Sondag et Auguste Thermeau. Découverts, les sept hommes furent emmenés au centre du bourg par deux soldats allemands. Alignés près de la poste de Maillé, ils furent abattus de plusieurs rafales de pistolet-mitrailleur et leurs corps brûlés avec des plaquettes de phosphore.
Il obtint la mention mort pour la France et son nom est inscrit sur le monument commémoratif dressé dans le cimetière de Maillé. Il figure également sur la plaque commémorative SNCF à la gare de Tours et sur la stèle commémorative SNCF de Maillé..
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Haute-Vienne et Indre-et-Loire (état civil) — Thomas Fontaine (sous la dir.), Cheminots victimes de la répression 1940-1944, Paris, Perrin/SNCF, 2017 — Mémorial Genweb.

Michel Thébault

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