Née le 5 novembre 1871 à Saint-Ybard (Corrèze), abattue le 10 juin 1944 à Salon-la-Tour (Corrèze) ; cultivatrice ; victime civile.

Sépulture de Marie Verdier
Sépulture de Marie Verdier
Crédit : Geoffroi Crunelle
En l’absence de l’acte de décès et des incertitudes résultant de l’exploitation de l’état civil en ligne, on en est réduit à des conjectures. Marie pourrait être la fille de Jacques Chassaing, cultivateur, alors âgé de 39 ans, et de son épouse Anne Queyraud, âgée de 31 ans. Elle aurait épousé Jean Verdier né en 1866 à Saint-Ybard, établi à Salon-la-Tour comme fermier avec son épouse Marie au recensement de 36.
Depuis le 8 juin, les Waffen-SS de la 2e Panzerdivision Das Reich traquaient les maquisards en Corrèze puis dans les départements limitrophes, et multipliaient les exactions contre les civils. La commune de Salon-la-Tour, située à proximité de la RN20, était particulièrement exposée.
Le lendemain des pendaisons de Tulle, et le jour du massacre d’Oradour-sur-Glane, Marie Verdier y fut abattue par des SS. Au moment où elle sortait de sa ferme avec ses vaches, elle se trouva dans la ligne de mire de la mitrailleuse qui visait Violette Szabo et ses deux compagnons en train de s’enfuir.
La veille, dans le bourg, les SS avaient tué un résistant, Gaston Sarnel. Mais tandis qu’une plaque commémorative rappelle le souvenir de ce maquisard, le nom de Marie Verdier n’est inscrit sur aucun monument.
Sources

SOURCES : Guy Penaud, La Das Reich, 2e SS Panzer Division, Périgueux, Éd. La Lauze, 2005, p. 539. — MémorialGenWeb. — Etat civil en ligne (Arch. Dép. de Corrèze). — Note de Geoffroi Crunelle.

Dominique Tantin

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