Né le 31 juillet 1914 à Fay-aux-Loges (Loiret), exécuté sommairement le 14 août 1944 à Ouzouer-sur-Loire (Loiret) ; abbé ; résistant ; FFC, lieutenant FFI.

Fils de Georges, Émile, Paulin Thomas et de Marie Louise, Armande Malicorne. Georges Thomas, fils, fit l’apprentissage du métier familial d’apiculteur, puis effectua son service militaire ; ensuite, il entra au séminaire de Fontgombault (Indre) puis au grand séminaire d’Orléans où il devint abbé. Tout en étant au séminaire, il fit de la résistance et créa dès 1942 un groupe à Fay-aux-Loges ; il échappa à la Gestapo en décembre 1943 et entra alors dans la clandestinité ; il s’installa en mai 1944 à Sully-la-Chapelle ; il s’engagea dans les Forces Françaises combattantes (FFC) réseau Etienne-Le Blanc Buckmaster ; il rencontra René Giry avec qui ils créèrent des groupes de résistances dans différentes communes ainsi que le maquis de Bois-Thomas. Engagé dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), il était le « Lieutenant Louis » dans la résistance. Le 13 août 1944, jour où le maquis de Chilleurs-aux-Bois était attaqué par les Allemands, le « Capitaine Raymond » et le « Lieutenant Louis » se rendaient à Chilleurs-aux-Bois en moto, et ils furent arrêtés par les Allemands, emmenés au château de Chamerolles puis à la Gestapo d’Orléans pour subir des interrogatoires. Ils furent abattus le 14 août dans la forêt d’Orléans avec une cinquantaine d’autres résistants lors d’une nouvelle opération allemande contre le maquis dans la région de Lorris (Loiret). Déclaration de décès le 23 septembre 1944 d’Armand Besson, exploitant forestier à Lorris (Loiret) qui a trouvé le corps en forêt. Reconnu « Mort pour la France » (décision du Commandant Charié, Chef départemental des FFI.) Homologué FFC et FFI Vincennes GR 16 P 569445. Son nom est inscrit sur la stèle érigée à Chilleurs-aux-Bois, dans la clairière des Châtaigners. Il est inscrit également au n° 78 sur le Memorial du maquis de Lorris « aux morts du 14 août 1944 » du Carrefour d’Orléans, lequel répertorie 80 morts. Une rue de Fay-aux-Loges, où il était abbé, porte son nom.


Chilleurs-aux-Bois (Loiret) le 13-14 août 1944
Sources

SOURCES : n° 33 du registre des décès d’Ouzouer-sur-Loire. Site de la mairie de Fay-aux-Loges, « Hommes Célèbres ». — La République du Centre, 12 août 2019.

Michel Gorand

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