Né le 1er décembre 1919 à Saint-Just-Sauvage (Marne), mort en mission le 27 août 1944 à Saint-Just-Sauvage ; cheminot ; résistant ; FFI.

Fernand Amour
Fernand Amour
SOURCE :
La Résistance dans l’ouest aubois
Sur le monument de Rigny-la-Nonneuse
Sur le monument de Rigny-la-Nonneuse
Sur le monument</br> aux martyrs de la Résistance d'Épernay
Sur le monument
aux martyrs de la Résistance d’Épernay
SOURCE : 
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Fernand Amour était le fils d’Henri Lucien Amour, chauffeur aux Ateliers de l’Est, et de Natalie Julia Déguerry, couturière. Mobilisé en 1939 et démobilisé en septembre 1940, Il intégra un chantier de jeunesse et y resta jusqu’à la fin du mois de janvier 1942. Le 22 août 1942, il épousa Brigitte Landon à Saint-Just-Sauvage (Marne). Terrassier à la Compagnie des Eaux et de l’Assainissement à Paris, il fut embauché le 1er novembre 1943 comme aide-ouvrier serrurier-ferreur aux Ateliers SNCF du matériel (voitures et wagons) de Romilly-sur-Seine (Aube). Le couple était domicilié à Saint-Just-Sauvage.

Dans l’enthousiasme de la Libération, Fernand Amour s’engagea dans le groupe local des Forces françaises de l’intérieur (FFI). Le matin du 27 août 1944, il fit partie d’un détachement chargé de garder le pont du canal de Saint-Just. Pris pour cible alors qu’il était en faction près du pont, Fernand Amour fut grièvement blessé par le tir de soldats allemands cachés dans les roseaux. Il est décédé à onze heures à son domicile de Saint-Just-Sauvage où il avait été ramené.
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Fernand Amour a été reconnu « Mort pour la France » en 1945 et a été homologué FFI. Cité à l’Ordre de l’armée « comme FFI tué le 27/08/1944 au cours d’une reconnaissance à Saint-Just-Sauvage », il a reçu à titre posthume la Croix de guerre avec palme et une citation à l’Ordre de la SNCF : « Tué en service commandé étant en charge de la garde d’un pont ».
Dans la Marne, le nom de Fernand Amour est inscrit sur la liste des « Tués au combat » du monument aux martyrs de la Résistance élevé à Épernay et sur le monument aux morts de Saint-Just-Sauvage où une rue porte son nom.
Dans l’Aube il est gravé sur le monument de Rigny-la-Nonneuse dédié « Aux FTPF-FFI de la région morts pour la France ». À Romilly-sur-Seine, il figure sur la plaque commémorative 1939-1945 apposée dans la gare SNCF, et sur la stèle commémorative qui se dresse devant le technicentre SNCF.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 7455. – SHD, Vincennes GR 16 P 11633. – AD Marne, M 4774, Membres de la résistance tués au combat ou fusillés après capture. – Cheminots victimes de la répression 1940-1945- Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017. – Daniel Jourdain et Claude Macé, La Résistance dans l’ouest aubois (photo), ANACR, FNDIRP de Romilly, collectif 39-45, 2018. – Mémorial Genweb. – État civil, Saint-Just-Sauvage (acte de naissance et acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, Jean-Louis Ponnavoy

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