Né le 9 avril 1904 à Riom-es-Montagne (Cantal), exécuté sommairement par fusillade le 15 juillet 1944 à Bourg-Lastic ; mineur ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI), Mouvements unis de la Résistance (MUR).

Fils de François, perruquier, et de Marie, Léonie Romain, ménagère, Jean Riocourt eut trois sœurs et un frère. Il était mineur à Messeix (Puy-de-Dôme) et habitait Bourg-Lastic. Il était marié à Françoise, Antonine Battut le 26 octobre 1926 à Bourg-Lastic. Le couple eut sept enfants.
Il rejoignit les Mouvements unis de la Résistance (MUR) au sein du maquis de Saint-Genès.
Le 15 juillet 1944 des troupes allemandes de la brigade Jesser procédèrent à l’exécution de 23 personnes au camp militaire de Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), principalement des résistants arrêtés et faits prisonniers les jours précédents ainsi que quelques otages civils exécutés en représailles. Ces exécutions furent décidées en représailles de l’attaque du maquis dans les gorges de Chavanon qui avait fait 23 morts chez les soldats allemands.
Jean Riocourt figure parmi les exécutés.
Il n’a ni dossier de victime de guerre ou de résistant car il fut suspecté d’avoir dénoncé les otages originaires de Messeix fusillés le 15 juillet en les désignant, couverture sur la tête et accompagné des Allemands, lors de leur remontée du fond de la mine le 12 juillet. Ces éléments sont avancés dans l’ouvrage publié par Paul Brugière, ancien résistant de cette zone III.
Son nom figure sur les monuments aux Morts et Bourg-Lastic. Le monument construit en l’honneur des fusillés sur le lieu des exécutions, peu de temps après les évènements, est composée de 23 pierres rectangulaires simulant des pierres tombales. Toutes sont marquées du nom du martyr, y compris celle du fusillé non identifié marquée "inconnu", sauf une pierre restée sans nom. Celle de Jean Riocourt. Lors des cérémonies du 15 juillet qui ont lieu chaque année devant ce monument, sur le lieu des exécutions, en présence des autorités civiles et militaires, Riocourt n’est pas cité lorsque qu’on égrène la liste des morts pour la France.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 30 et 908 W 414 : crimes de guerre à Bourg-Lastic et enquête sur Hector Martin. — Paul Brugière, Si Messeix m’était compté, éditions Revoir, 2005. —Mémorialgenweb. — mail témoignage reçu le 19 avril 2020. — Généanet. — État-civil Bourg-Lastic et Riom-es-Montagne (en ligne).

Eric Panthou

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