Né le 10 novembre 1925 à Mauriac (Cantal), exécuté sommairement par fusillade le 18 juin 1944 à à Saint-Julien de Jordanne, commune de Mandailles-Saint-Julien (Cantal) ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP).

Fils de Antony, Raimond Petitout, cultivateur originaire de Vézac commune d’Arches (Cantal), marié à Mauriac le 14 août 1924 avec Marie Joanna Dufayet, originaire de Jailhac de Moussages (Cantal), Antoine Petitout avait un demi-frère, Marcel François Noël, né à Moussages en 1914 du premier mariage de sa mère avec Jean-Baptiste Noël, adjudant au 16è régiment d’infanterie, mort pour la France au combat du Saillant de Rocourt à Oestre de Saint-Quentin (Aisne) le 13 avril 1917. Antoine Marius Petitout était célibataire et habitait à Aurillac (Cantal).
Il rejoignit la Résistance en intégrant la Compagnie Léon, compagnie FTP du Cantal. Son pseudonyme était Titout.
Une partie des FTP s’étaient regroupée au maquis de Mandailles dans les premiers jours de juin 1944. Ils étaient une cinquantaine sous l’autorité théorique de Joussen, plus directe de Jamet alias lieutenant Bernard. Mandailles n’aurait dû être qu’une étape sur le chemin de la Margeride, mais d’après l’historien E. Martres, ce groupe resta dans la haute vallée de la Jordanne. « Il semble que le maquis fut averti de l’imminence d’une attaque. Le samedi 17 juin, dans l’après-midi, les troupes allemandes d’Aurillac (une partie des 10è et 15è compagnies du 95è régiment - la feldgendarmerie), des GMR et peut-être quelques miliciens, entreprirent de remonter la vallée de la Jordanne. A 18 heures elles dépassaient Saint-Cirgues-de-Jordanne, abattaient un maquisard sur la route (Jean Mangart), atteignaient Saint-Julien-de-Jordanne après avoir débarrassé la route d’un barrage d’arbres au Liaumier. Dans Saint-Julien un poste de maquisards ouvrit le feu. Au cours de l’accrochage 3 maquisards furent tués et trois autres capturés dont 2 membres de l’AS de Riom (Louis Lagrange et René Clavières). Enfin, tard dans la soirée et la nuit, la colonne allemande s’avança jusqu’à Mandailles, qu’elle dépassa et tirailla sur les pentes environnantes. Le maquis FTP s’était replié dans la montagne en abandonnant les véhicules et du matériel. » (Martres)
Antoine Marius Petitout a participé aux combats de Saint-Julien-de-Jordanne. Il a alors été fait prisonnier la nuit du 17 au 18 juin 1944 par les Allemands le 18 juin avec deux autres FTP de sa Compagnie : Henri Bouillot et Jean Castérès.
Ils furent dans un premier temps gardés prisonniers dans la cave d’une maison puis interrogés, l’un d’entre au moins étant frappé, selon un témoin. Il cria qu’il n’appartenait pas au Maquis. Durant la nuit, les soldats Allemands pillèrent la cave du propriétaire qui était négociant en vin.
Puis, à 14 heures, ils furent emmenés et fusillés contre le mur du cimetière vers 14 heures. Les trois jeunes étaient habillés en civil.
Antoine Petitout avait 19 ans.
Les Allemands justifièrent ces exécutions au nom du fait que les trois hommes avaient été pris les armes à la main (chose non confirmée). Deux furent tués sur le coup, le troisième expira quelques heures plus tard, après le départ des Allemands.
Il a servi dans les FFI au sein de la 1ère Compagnie FTP de Mandailles. En 1945, il a été reconnu "Mort pour la France".
Le nom de Antoine Petitout figure sur la Stèle commémorative de Mandailles et sur le Monument aux Morts de Moussages.
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 54 et 55 : crimes de guerre à Mandailles. — SHD Vincennes, GR 16 P 472312, dossier Résistant d’Antoine Marius Petitout (nc). — AVCC Caen, AC 21 P 128812, dossier Antoine Marius Petitout (nc). — Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945, les troupes allemandes à travers le Massif Central, Cournon, De Borée 1993 . — Jean Favier, Lieux de Mémoire et Monuments du Souvenir, Aurillac, éd. Albédia, 2007 . — Mgr de La Vaissière, Les journées tragiques dans le diocèse de Saint-Flour, Saint-Flour, Imprimerie Clavel, 1944 . — État civil (AD 15 en ligne, Geneanet) . — MémorialGenWeb.

Patrick Bec

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