Né le 26 juillet 1914 à Marseille (Bouches-du-Rhône), fusillé le 10 octobre 1944 à Banvillars (Territoire de Belfort) ; gendarme ; résistant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Pierre Savant-Ros était le fils de Giovanni et de Catherine Costa. Il se maria le 17 août 1935 avec Solange Tripogney, dont il eut un enfant et exerçait le métier de gendarme. Il fut affecté à la brigade de Champagney (Haute-Saône). Il y eut une tentative d’arrestation des militaires de la brigade de Champagney à laquelle il parvint à échapper et à rejoindre le 10 aout 1944 les FFI et le maquis d’Étobon au Groupement T.B. (Territoire de Belfort) où il fut affecté à la 1re compagnie. Avec trois autres gendarmes il échappa au massacre de Chenebier le 27 septembre, dans lequel un autre gendarme Léon Raulin fut exécuté. Ils n’échappèrent cependant pas à la capture début octobre et ils furent emprisonnés à la caserne Friedrich à Belfort avec d’autres maquisards du groupement TB. Ils furent condamnés à mort comme terroristes et au matin du 10 octobre 1944, ils furent sortis de leur cellule puis emmenés en camionnette en direction d’Héricourt. Après quelques kilomètres, la camionnette s’arrêta en bordure de la forêt de Banvillars où les prisonniers furent fusillés par la Milice à laquelle les Allemands avaient confiés l’exécution. Leurs corps furent découverts le 6 décembre dans un charnier.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué comme soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et "Déporté et interné résistant" (DIR), dossier SHD GR 16 P 537824 et AC 21 P 196298 (non consultés).
Il reçut à titre posthume la Médaille militaire (JO du 06/08/1949), la Médaille de la Résistance (JO du 18/03/1958) et médaille des internés de la Résistance.
Son nom figure sur le monument de la Libération et le Mémorial des gendarmes du Doubs, situé à l’état-major de la gendarmerie, à Besançon (Doubs), sur le monument aux morts, à Champagney, sur le monument aux morts 1939-1945, à Lure et sur le Mémorial de la Résistance, à Vesoul (Haute-Saône) ainsi que sur le monument commémoratif, à Banvillars (Territoire de Belfort).
Voir Banvillars
Sources

SOURCES : Alain Jacquot-Boileau Champagney sous l’Occupation, 3 novembre 2013.— ajpN Banvillars en 1939-1945.— Valdoie 1944 : Sur les chemins de la liberté Le drame de Banvillars.— La Chapelle-sous-Chaux, Revenu de Dachau, un survivant du drame de Banvillars raconte....— Mémorial Genweb.— État civil.

Jean-Louis Ponnavoy

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