Un groupe de FTP du camp Gambetta rejoignant leur base à Fontainebrux fut intercepté par l’ennemi. L’un d’eux fut tué dans l’action, un autre blessé décéda à l’hôpital à Mâcon et quatre furent fusillés à Brandon, dont un laissé pour mort en réchappa miraculeusement.

Dans la nuit glaciale et enneigée du 23 au 24 décembre 1943, un groupe de FTP, sur ordre du commandement militaire régional et sous la conduite de leur chef de groupe Raymond Bouchot, regagnait le camp de base "Gambetta", situé à Fontainebrux dans le Jura.
Basé provisoirement dans une ferme abandonnée à Brandon au sud de Cluny, le groupe de jeunes maquisards montés à bord de trois véhicules réquisitionnés à Genouilly prit la direction de Fleurville ou Tournus pour franchir la Saône en passant par Cluny et Azé. Le petit convoi roulait tous feux éteints et se trompa plusieurs fois de route. À 23h45 il traversa Igé (Saône-et-Loire) sans encombre puis atteignit le hameau du Martoret mais à la sortie, dans la montée des Cornards, il fut stoppé par une compagnie d’élèves officiers allemands casernés à Mâcon qui effectuait à cet endroit une manœuvre de nuit. Les soldats allemands jeunes et mieux armés accueillirent le convoi par des rafales de mitraillettes. Le combat fut bref mais inégal et meurtrier. Il y eut un mort du côté allemand et cinq du côté des FTP. L’un d’eux, Pierre Savatier, fut tué dans l’affrontement, un autre Georges Debost blessé fut conduit à l’hôpital à l’hôpital à Mâcon où il décéda et quatre furent capturés et torturés à Mâcon puis fusillés à Brandon (Saône-et-Loire). L’un de ceux-ci Robert Chassagnite, âgé de 20 ans fut laissé pour mort et en réchappa miraculeusement mais il devait tomber quelques mois plus tard à Charbonnat (Saône-et-Loire). Cinq rescapés continuèrent le combat mais deux seulement connurent les joies de la Libération.
Une stèle commémorative des maquisards rappelle leur sacrifice, à Igé (Saône-et-Loire).
Liste des victimes :
BONNAVENT Georges
DEBOST Georges, Jean, Joseph
INCONNU dit Le Mataf
POILLOT Antoine
SAVATIER Pierre, Marius
Sources

SOURCES : Internet La stèle du Martoret.— Marcel Vitte Noël tragique à Igé : le 23 décembre 1943.— Journal de Saône-et-Loire du 22 décembre 2011 La terrible nuit du 23 décembre 1943.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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