Né le 18 janvier 1891 à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), exécuté sommairement le 26 août 1944 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; cheminot ; résistant.

Léon Blondel effectua son service militaire à compter du 10 octobre 1912 au 17e régiment d’artillerie de tranchées. Il fut démobilisé le 18 août 1919 et entra aux chemins de fer de l’État le 29 septembre 1919 comme manœuvre à l’essai à Rouen. Commissionné le 1er mars 1921, il occupa les postes d’aiguilleur au dépôt le 1er avril 1926,aiguilleur au dépôt de Sotteville-lès-Rouen le 1er avril 1932 et chauffeur de route le 1er juillet 1936. Il commença une période de formation comme élève mécanicien le 1er janvier et à l’issu il fut nommé mécanicien de route au dépôt de Sotteville.
À la fin du mois d’août 1944, des unités allemandes échappées de la poche de Falaise firent retraite vers Rouen. Léon Blondel qui ne semblait pas faire partie de la Résistance fut engagé avec cinq camarades pour soutenir l’avance des soldats canadiens aux portes de la ville. Le 26 août 1944 vers 17h30, il partit en bicyclette en direction de la forêt du Rouvray sur ordre de son chef de groupe avec la mission de récupérer des armes et du matériel se trouvant dans camions allemands paraissant abandonnés. Lorsqu’il arriva au lieu-dit La Maison du garde, le groupe fur surpris par les Allemands et fait prisonniers. Les six résistants furent fusillés à Saint-Étienne-du-Rouvray.
Il obtint la mention « Mort pour la France » mais ne possède pas de dossier de résistant.
Son nom figure sur le monument du dépôt de Sotteville, à Sotteville-lès-Rouen et sur la plaque de la gare de Rouen-Rive-Droite, à Rouen (Seine-Maritime).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélémy et Clément Gosselin dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Mémorial GenWeb.

Jean-Louis Ponnavoy

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