Né le 10 juillet 1906 à Lachapelle-sous-Rougemont (Territoire de Belfort), exécuté sommairement le 6 septembre 1944 à Belfort ; cheminot ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC).

Henri François entra au Chemin de fer au Service du Matériel le 20 octobre 1929 et il était nettoyeur à l’entretien de la gare de Belfort pendant l’occupation. Il était marié et père de deux enfants.
Il entra dans la résistance locale au moment des combats de la Libération.
Il fut arrêté par la police allemande le 6 septembre 1944 en ville alors qu’il sortait du Service Médical de la SNCF. Accusé d’avoir tenu des propos antiallemands, il sera fusillé le jour même.
Il fut cité à l’Ordre de la SNCF dans les termes suivants : "A été fusillé par les Allemands, le 06/091944 à Belfort pour avoir vraisemblablement tenu des propos antiallemands en public".
Son corps fut jeté dans la rivière La Savoureuse et retrouvé le lendemain. Il fut identifié par sa femme.
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur son acte de décès en 1947.
Il fut homologué comme soldat des Forces française combattantes (FFC) et au titre de "Déporté et interné résistant" (DIR) en février 1956, dossier SHD Vincennes GR 16 P 233268 (nc).
Son nom figure sur le monument de la Libération, à Besançon (Doubs), sur la plaque commémorative de la SNCF en gare de Belfort et sur le monument aux morts, à Danjoutin (Territoire de Belfort).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélemy et Henri Dropsy dans Cheminots victimes de la répression 1940-19945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éditions Perrin/SNCF, Paris 2017.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

Version imprimable