Né le 14 juin 1918 au Havre (Seine-Maritime), massacré le 26 août 1944 à Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne) ; nationalité belge ; cultivateur ; victime civile.

De nationalité belge, Robert De Metz était né au Havre en juin 1918 de parents belges vraisemblablement réfugiés pendant la première guerre mondiale. Il était le fils de Valère De Metz (né le 17 août 1884), électricien et de Gabrielle De Boever (née à Bruxelles le 11 janvier 1894). Ses parents résidaient alors 69, rue Thiébaut au Havre mais leur domicile se trouvait à Woluwe-Saint-Pierre en banlieue de Bruxelles. En 1944, Robert De Metz résidait avec sa famille, à nouveau réfugiée en 1940, à Anché (Vienne) à quelques kilomètres à l’ouest de Gençay et de Saint-Maurice-la-Clouère, son père était alors décédé. Le recensement de 1946 indique que la famille composée de sa mère et de trois autres enfants, tous de nationalité belge, Jeanne née en 1919, Paul né en 1920 et Lucien né en 1925, résidaient encore à cette date au lieu-dit L’Ognon sur la commune d’Anché. Robert De Metz comme ses frères était cultivateur.
Le 25 août 1944 en fin de journée, une colonne allemande en retraite fut attaquée peu avant l’entrée du bourg de Saint-Maurice-la Clouère par un groupe de maquisards, appartenant à un maquis de l’AS, le maquis Joël. Un maquisard Jean Pépin commandant l’un des groupes de combat fut tué d’une balle en pleine tête en se repliant. Le récit mémoriel repris lors des commémorations indique que l’unité allemande arrêta peu après à son entrée dans Saint-Maurice-la-Clouère neuf civils dont Robert De Metz, et que conduits dans le parc voisin de La Laudonnière, ils furent abattus en représailles de l’action du maquis le 26 août à 7 heures du matin. Cependant son acte de décès fournit des indications différentes : « le 26 août 1944 à 23 heures 30 minutes est décédé au lieu-dit l’Ancienne Cure, Robert, Alphonse De Metz… ». Le déclarant est André Mériguet, 53 ans, docteur vétérinaire domicilié à l’Ancienne Cure. Un document du COSOR (Arch. Dép Vienne) permet d’éclaircir les circonstances : « le 25 août, les deux fils De Metz se trouvaient en voiture aux environs d’Anché. Les Allemands les emmenèrent dans leur voiture en direction de Saint-Maurice. L’un d’eux fut fusillé en route et le second Robert, âgé de 25 ans fut amené dans le parc de la Laudonnière où il subit le même sort que les huit autres otages arrêtés à Saint-Maurice. Cependant, il survécut quelques heures à ses malheureux compagnons. Grièvement blessé, il réussit à se sauver en rampant. Il fut recueilli par le vétérinaire de St-Maurice où il mourut quelques heures plus tard ».
La mention mort pour la France n’apparaît pas sur son acte de décès (peut-être du fait de sa nationalité belge) mais son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Maurice-la-Clouère ainsi que sur la dressée après la guerre dans la clairière du parc de la Laudonnière. Par contre à ce jour il n’y a nulle trace de la mort d’un autre fils De Metz.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Seine-Maritime et Vienne (état civil, recensement Anché 1946 dépouillé par Loïc Richard) — Arch. Dép. Vienne, fonds du COSOR 105 W 5, dépouillé par Loïc Richard — Journal La Nouvelle République. 29 août 2016 Saint-Maurice-la-Clouère. Le souvenir indélébile du 25 août 1944 — mémorial genweb — État civil, mairie de Saint-Maurice-la-Clouère, registre des décès 1944, acte n°17.

Michel Thébault

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