Exécutée sommaire le 20 août 1944 au Fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis) ; hôtelière.

Marie-Jeanne Benoit et son fils André Benoit hébergeaient des résistants parisiens dans leur petit hôtel de banlieue à Champigny-sur-Marne (Seine-et-Oise, Val-de-Marne). Le 19 juillet 1944, au passage à niveau voisin, alors que des soldats allemands contrôlaient une voiture occupée par des résistants armés venus de Pontault-Combault (Seine-et-Marne) une voisine dénonça sa protection clandestine de résistants. Tous les deux furent également emmenés au fort de Nogent-sur-Marne puis le lendemain dans celui de Romainville où la garnison allemande quittait les lieux mais ceux-ci furent réoccupés le jour même par des « Géorgiens » de l’armée Vlassov, troupes auxiliaires de la Wehmacht.
Le dimanche 20 août, dans l’après-midi, avant de quitter le fort, les « Géorgiens » mitraillèrent les onze victimes presque à bout portant, derrière le bâtiment central.
Le lendemain les résistants des Lilas découvrirent les corps, les photographies des suppliciés publiées dans la presse redevenue libre provoquèrent une forte émotion. Les équipes du Comité de libération du cinéma français (CLCF) filmèrent le 21 août, les images projetées dans les salles parisiennes quelques semaines plus tard marquèrent fortement les esprits. A l’été 1945, l’exposition au Grand-Palais à Paris, « Crimes hitlériens » présenta également ce crime de guerre.
Son nom est gravé sur la plaque commémorative 1939-1945 de la mairie des Lilas mais sans son prénom.
Fort de Romainville (Les Lilas, Seine-Saint-Denis) 20 août 1944
Sources

SOURCES : Thomas Fontaine, Les oubliés de Romainville, Un camp allemand en France (1940-1944) , p. 131-132, Tallandier, 2005 . — Documents fournis par Gérard Carayon, texte de la borne 23 du Mémorial de Caen, témoignage, octobre 2020.

Annie Pennetier

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