Né le 17 juillet 1885 à Saint-Laurent-en-Beaumont (Isère), massacré le 12 1944 à Grenoble (Isère) ; cordonnier ; victime civile

Plaque rue de la Bajatière, Grenoble (Isère)
Plaque rue de la Bajatière, Grenoble (Isère)
Photo : Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0
Alfred, Séraphin Boujard était le fils de Claude et de Noémie Personne, son épouse.
Du 6 octobre 1906 au 25 septembre 1908, il effectua son service militaire au 140ème Régiment d’Infanterie puis au 159ème RI.
Il épousa Jeanne, Élisa Foissot le 31 décembre 1910 à Grenoble (Isère). Ils divorcèrent le 19 juin 1918.
Rappelé à l’activité le 4 août 1914, il fut blessé à trois reprises par des éclats d’obus durant le première guerre mondiale et fut admis à faire valoir ses titres à une pension de retraite le 8 avril 1917.
Alfred Boujard était cordonnier et habitait 11 rue Saint-Laurent à Grenoble.
Le 12 juin 1944, vers 23 heures, la police allemande accompagnée de soldats allemands effectua une opération dans un débit de boissons, le Clos Jourdan, 19 rue Maurice Barrès (aujourd’hui rue de la Bajatière) à Grenoble.
Affirmant qu’ils s’étaient heurtés à une vive résistance armée, les Allemands abattirent trois hommes et arrêtèrent la propriétaire, Marie Jourdan, et un dénommé Pierre.
Le lendemain matin, le commissaire de police du 3ème arrondissement, appelé sur les lieux, constata que se trouvait dans le jardin un cadavre en chemise. et put vérifier qu’il était circoncis. Cette victime ne fut jamais identifiée autrement que par un prénom incertain : René.
Dans une chambre au deuxième étage, il trouva les corps d’ Alfred Boujard, qui s’apprêtait à épouser Marie Jourdan, et de Paul Paoli, dont l’enquête de police prouva qu’il s’agissait en fait de Jean Dorche. Comme dans le jardin, les corps étaient à demi dévêtus.
Le commissaire de police fit prévenir la sœur d’Alfred Boujard et transporter les corps à l’École de Médecine.
Alfred Boujard obtint la mention "Mort pour la France".
Son nom figure sur une plaque commémorative apposée rue de la Bajatière à Grenoble.
Ses restes sont déposés maintenant dans l’ossuaire général du cimetière du Grand Sablon à La-Tronche (Isère).
Marie Jourdan, déportée, mourut à Ravensbrück (Allemagne) le 2 novembre 1944.


Voir : Grenoble, d’octobre 1943 à août 1944
Sources

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 406 et 519 — Arch. dép. Isère, RMM,11NUM/1R1423_05, p. 37-38 — Mémorial GenWeb — https://www.gescimenet.com — État civil

Jean-Luc Marquer

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