Né le 20 mai 1922 à Paris (XVIIe arr.), mort en action le 22 juin 1944 à Combovin (Drôme) ; résistant des FFI.

Hirsch – dit aussi Claude – Isacovici naquit à Paris dans une famille d’origine juive. Il était – semble-t-il, car l’acte de naissance n’est pas encore accessible – le fils de Mendel (lui-même fils d’Hirsch et de Maria Mendel, veuf de Rachel Binoun) né le 30 janvier 1885 à Craiova (Roumanie). Chapelier, il était domicilié 9 rue de Calais à Paris (IXe arr.). Hirsch Claude Isacovici fut élève au lycée Chaptal à Paris (VIIIe) ; sur la plaque commémorative du lycée est inscrit Isacovici C.
Son père fut raflé, interné à Drancy puis déporté sans retour à Auschwitz-Birkenau par le convoi n° 38 du 28 septembre 1942.
Orphelin, Hirsch Claude rejoignit le maquis du Vercors. Opérateur radio des FFI, alias Jean Ferrani, il intégra une équipe qui émettait depuis la ferme des Grioles à Combovin.
Lors de l’attaque allemande du 22 juin, avec trois autres combattants, ils combattirent jusqu’à épuisement de leurs munitions.
Il obtint la mention Mort pour la France et fut homologué FFI. Son patronyme est suivi du prénom Claude sur les mémoriaux de Combovin, et, sur sa fiche dans Mémoire des Hommes, il est indiqué par erreur mort à Gigors-et-Lozeron, commune voisine de Combovin.


Voir Combovin (Drôme), 22 juin 1944
Sources

SOURCES : Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 268. — Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991, p. 174. Monument aux morts Combovin. — Robert Serre, Monographie : Le puits de la Ferme des Griolles à Combovin dans le Musée de la Résistance en ligne. — Acte de naissance et recensement de 1936 à Combovin (AD de la Drôme en ligne). — Recensement 1921 à Combovin (AD Drôme en ligne). — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 302026 et Caen AC 21 P 49170 (nc). — Mémorial de la Shoah, Mémorial Klarsfeld et Yad Vashem pour Mendel Isacovici ; il n’y a pas de fiche au nom d’Hirsch Claude Isacovici dans ces bases de données.

Dominique Tantin

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