Né vers 1908 à Tandrano (Magagascar), blessé au cours d’une action résistante le 11 août à Bains (Haute-Loire), mort le lendemain 12 août 1944 à Bains ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur.

Fils de Rondriamasimanga et de Rabao, Paul Rakolo -orthographe incertaine- était vraisemblablement un militaire de carrière, tirailleur malgache, quand il rejoignit les rangs de la Résistance à une date qu’on ignore. Il aurait eu le grade de capitaine.
Le 11 août 1944, le capitaine Seigle, commandant du maquis de Rougeac (Haute-Loire), fut arrêté avec son chauffeur Lucien Cornern par les Allemands en traversant la commune de Bains (Haute-Loire). Ignorant que le commandant avait été immédiatement transféré au Puy-en-Velay, le colonel Gevolde donna l’ordre au groupe Seigle, essentiellement composé de russes déserteurs de l’armée allemande, stationné à Rougeac, et au groupe Georges, stationné à Vergezac, d’attaquer les Allemands à Bains.
Les pertes furent lourdes pour les résistants moins bien armés et moins nombreux que les Allemands. Paul Rakolo figure parmi les victimes. Sa date de décès étant fixée au 12 août à 16 heures, on suppose qu’il est mort de ses blessures quelques heures après les combats.
Son nom figure sur le monument aux Morts de Bains et sur une plaque au nom des six victimes à Bains, orthographié Rakele. Sur Mémorialgenweb, il est orthographié Rakile.
Sources

SOURCES : Fernand Boyer, Témoins de pierre du sang versé. Les monuments de la résistance en Haute-Loire, Le Puy, éditions de la Société académique, 1983. — Mémorialgenweb.

Eric Panthou

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