Né le 20 mai 1921 au Puy-en-Velay (Haute-Loire), mort en action le 17 juillet 1944 à Saint-Germain-Laprade (Haute-Loire) ; réfractaire au STO ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Fils de Jean et de Marguerite Jouve, Ferdinand Boyer épousa Augusta Jouve.
Réfractaire au STO il rejoignit la Résistance au sein de la Formation Lafayette en Haute-Loire à partir du 15 juillet 1943. Il participa à plusieurs actions dont les combats de Rossignol le 6 juin 1944.
Il fut arrêté le 1er juillet 1944 au Pont de Sumène près de Blavozy (Haute-Loire) par les Allemands. Il fut interné au Puy-en-Velay. Il s’en évada le 11 juillet 1944. Le 14 juillet, des membres du groupe Lafayette, Aimé Serre, un certain Jack et Calixte Petit alias Petit Jean, furent chargé d’aller récupérer des armes cachées vers Lantriac et du ravitaillement à Audinet, près de Brives-Charensac. Leur mission accomplie et retournant vers « Peyrard », en bord de Loire, sur la commune de Saint-Germain-Laprade, ils furent alertés en route par Marcel Pestre et Ferdinand Boyer, des agents de liaison âgés de vingt et un et vingt-trois ans : deux voitures allemandes viennent de passer. Ferdinand Boyer part en reconnaissance en vélo. Les minutes passent il ne réapparaît pas. C’est alors qu’une automobile de tourisme survient. Elle est occupée par des soldats allemands qui tirent immédiatement sur les résistants. Sous les coups de feu, Aimé Serre et Jack s’enfuient en courant vers la rivière la « Gagne », juste avant qu’un autre véhicule arrive. Calixte Petit, lui, est gravement blessé sous les balles des assaillants. Emmené à la Kommandantur, il fut transféré le lendemain au siège de la Gestapo à Royat (Puy-de-Dôme), où il fut torturé, puis exécuté par mutilation. Les corps de Ferdinand Boyer et Marcel Pestre furent découverts dans la Loire deux jours plus tard. Ils étaient morts noyés.
Il a été reconnu Mort pour la France, homologué déporté et interné de la résistance (DIR), Forces françaises de l’intérieur (FFI), membre de la Résistance intérieure française (RIF). Il a reçu une citation à l’ordre de la Division et en octobre 1957 la carte de Combattant volontaire de la Résistance à titre posthume.
Son nom figure sur un stèle commémorative à Saint-Germain-Laprade aux côtés de ceux de Marcel Pestre et Calixte Petit. Il figure aussi sur une plaque commémorative dans le hall de la mairie du Puy-en-Velay.
Sources

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 86450, dossier Ferdinand Boyer (nc). — AVCC Caen, AC 21 P 716426, dossier Ferdinand Boyer (nc). — SHD Vincennes : 13 P 64 1 : état des morts, disparus, fusillés, internés et déportés. Groupe Lafayette. — Arch. dép. de la Haute-Loire : dossier demande de la carte de Combattant volontaire de la Résistance pour Ferdinand Boyer (communiqué par Roger Maurin). — Fernand Boyer, Témoins de pierre du sang versé. Les monuments de la résistance en Haute-Loire, Le Puy, éditions de la Société académique, 1983. — « Recueillement pour les victimes du guet-apens de Peyrard », Le Progrès de Lyon, 16 juillet 2002. — Nadine Maurin, "Les Hommes passent, les souvenirs restent", Le Progrès de Lyon, 15 juillet 2007. — Mémorialgenweb.

Eric Panthou

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