Né le 3 octobre 1896 à Fresse (Haute-Saône), exécuté sommairement le 11 juin 1944 à Belfort (Territoire de Belfort) ; cheminot ; victime civile.

Camille Vuillemey était le fils de Delphin François, âgé de 48 ans et de Marie Justine Lilia Maire, âgée de 43 ans, tous deux cultivateurs au hameau du Conot, à Fresse.
Le 26 août 1914, il s’engagea pour la durée de la guerre au 40e régiment d’artillerie puis fut versé dans l’infanterie et nommé caporal. Le 11 novembre 1915, il fut blessé par des éclats d’obus à La Caillette (Argonne). Sa conduite au feu lui vaudra l’attribution de la Croix de guerre et la Médaille militaire. De janvier à septembre 1919, l’armée le mobilisa dans son emploi de cheminot. Devenu agent de la Compagnie de l’Est et employé au service de l’Exploitation, il se fixa à Is-sur-Tille en Côte-d’Or à partir de 1927. Le 11 juin 1944 alors qu’il était chef aiguilleur principal à Belfort, il fut abattu sans raison par une sentinelle allemande à la sortie de la gare alors qu’il quittait ou prenait son service. Il était marié et père de deux enfants.
Son nom figure sur le monument de la Libération (prénommé Albert seulement), à Besançon (Doubs), sur le monument aux morts du square du Souvenir, sur la plaque commémorative de la SNCF en gare, à Belfort (Territoire de Belfort).
Sources

SOURCES : Véronique Desormeaux et Hervé Barthélemy dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

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