Né le 22 février 1920 à Colombes (Seine, aujourd’hui Hauts-de-Seine), mort au combat le 13 juin 1944 à Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère) ; sans profession connue ; résistant de l’Armée Secrète homologué Forces françaises de l’Intérieur, caporal-chef du 6e B.C.A.

Tombe 58, Nécropole Nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère)
Tombe 58, Nécropole Nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère)
Photo : Thierry Pinel, Geneanet, sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0
Antoine, Gustave Romier était le fils de Louis, charpentier, et d’Herminie, Augustine, Adélaïde Paquet, son épouse.
La famille habitait 12 rue des Eaux-Claires à Grenoble (Isère).
Il s’engagea dans la Résistance et rejoignit le maquis du Vercors à partir du 15 mars 1944. Il fut intégré à la compagnie Chabal du 6ème Bataillon de Chasseurs Alpins reconstitué.
Le 10 juin 1944, la compagnie Brisac et la compagnie Prévost furent mises en position à Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère) pour défendre l’accès du plateau et observer les activités des troupes ennemies.
Le 13 juin 1944, l’état-major allemand lança un bataillon pour forcer le passage et, en cas de succès, pouvoir effectuer une première reconnaissance du dispositif du maquis.
Vers neuf heures, les maquisards furent prévenus de l’arrivée de 300 à 400 hommes venant à pied de Seyssins (Isère).
Faiblement armés, les maquisards eurent du mal à tenir la position. L’arrivée de la compagnie Chabal fit tourner le combat en leur faveur et les troupes allemandes rebroussèrent chemin.
C’est au cours de ce premier combat pour la défense du Vercors que le caporal-chef Antoine Romier mourut à son poste de combat vers 17 heures, au lieu dit "Les Guillets".
Le 15 juin 1944 à l’aube, après un tir d’artillerie lourde, les Allemands attaquèrent en force avec l’appui de leur aviation et l’aide de miliciens.
Après avoir réussi à enfoncer les lignes des maquisards, les soldats allemands investirent le village qu’ils occupèrent jusqu’au 17 juin 1944, le pillant et l’incendiant presque complètement.
Ils mirent également le feu aux cercueils de sept victimes des combats, dont celui d’Antoine Romier.
Il obtint la mention "Mort pour la France",et fut homologué résistant, membre des forces françaises de l’Intérieur.
Il est enterré dans la Nécropole Nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte (Isère), tombe 58.
Son nom figure sur une croix de Lorraine érigée sur le lieu de sa mort à Saint-Nizier-du-Moucherotte.


Notice provisoire


Voir : Saint-Nizier-du Moucherotte
Voir : Nécropole nationale de Saint-Nizier-du-Moucherotte
Sources

SOURCES : Arch. dép. Rhône et Métropole, Mémorial de l’oppression, 3808 W 621 — SHD Vincennes, GR 16 P 519265 (à consulter) ; GR 19 P 38/16 — AVCC Caen, AC 21 P 147048 (à consulter) — Mémoire des hommes — Geneanet — http://museedelaresistanceenligne.org/media4428-NA#album-tab — État civil

Jean-Luc Marquer

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