Né le 7 mars 1904 à Saint-Jean-d’Ardières (Rhône), massacré le 26 août 1944 à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) ; cheminot ; victime civile.

Joseph Brun était le fils de Charles, cultivateur, âgé de 44 ans et de Antoinette Poncet, cultivatrice, âgée de 38 ans. Il entra au chemin de fer en mai 1925 comme auxiliaire à Lyon. En 1927, il devint chef de canton à La Verpillière (Isère). Il se maria en 1926 avec Marie Lavenir dont il eut un enfant avant qu’elle ne décède en 1932. Il se remaria le 6 octobre 1933 à Taponas (Rhône) avec Anaïs Foillard. Il était domicilié dans le quartier d’Écorcheboeuf, à La Verpillière.
Le 26 août 1944 les troupes allemandes fuyaient l’avance alliée. Le 26 août 1944 vers 17 heures, deux personnes furent massacrées par les Allemands à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), quartier des Quatre-Routes, sans que l’on en connaisse les circonstances. Les deux hommes avaient été criblés de balles et Joseph Brun avait été froidement exécuté dans le dos. L’autre victime était un inconnu, sur lequel fut trouvée une note de l’hôtel Bristol à Grenoble (Isère) au nom de Lemaire Pierre, et dont l’identité fut confirmée ultérieurement.
Selon le Mémorial des cheminots, le corps de Joseph Brun fut retrouvé près de chez lui, au carrefour de Ghones, le long d’un mur à côté de celui d’une autre victime.
Il obtint la mention « Mort pour la France ».
Son nom figure sur les monument aux morts, à La Verpillière et Saint-Quentin-Fallavier (Isère).


Voir : Saint-Quentin-Fallavier
Sources

SOURCES : AVCC Caen, AC 21 P 319800 — Véronique Desormeaux et Thomas Fontaine dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 page 290.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance et acte de décès).

Jean-Luc Marquer, Jean-Louis Ponnavoy

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