Née le 26 septembre 1919 à Plougonven (Finistère), massacrée le 3 août 1944 à Landeleau (Finistère) ; cheminote ; victime civile.

Ernestine Mahé était célibataire mais avait une fille. Elle était domiciliée au passage à niveau de Landeleau où elle était garde-barrière.
Le 3 août 1944, des maquisards se postèrent en embuscade à Pont-ar-Stang sur la route Châteauneuf-Carhaix pour intercepter une importante colonne allemande. La colonne fut attaquée par 80 maquisards dont certains étaient armés de fusils-mitrailleurs, à hauteur du passage à niveau d’Ernestine Mahé. Trois soldats furent tués mais la riposte allemande fut terrible. Les résistants durent se replier vers le village du Cloître situé à 600 mètres. Plusieurs d’entre eux furent abattus sur le chemin. Les allemands prirent ensuite des otages en représailles et incendièrent leurs maisons. 33 prisonniers furent ensuite fusillés parmi lesquels Ernestine et sa fille. Les corps furent retrouvés à demi carbonisés dans les ruines.
Ernestine Mahé obtint la mention « Mort pour la France » et son nom figure sur la stèle commémorative des martyrs du 3 août 1944 et le monument aux morts, à Landeleu (Finistère).
Sources

SOURCES : Véronique Desormeaux et Cédric Neveu dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 page 959.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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