Né le 17 avril 1910 à Xertigny (Meuse), mort à l’hôpital le 13 décembre 1942 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) des suites de blessures ; cheminot ; victime civile.

André Pierre était marié avec Juliette Meline. Le couple était domicilié avec ses deux enfants 5 rue de Vaho, à Damelevières. Il exerçait le métier de chauffeur de route au dépôt de Blainville (Meurthe-et-Moselle).
Le 13 décembre 1942, il assurait la remorque du train 27045 1231 et il était en repos dans la voiture dortoir lorsque son train de service de nuit arriva en gare de Blainville. Il descendit pour satisfaire un besoin naturel entre deux voitures et fut atteint par une balle de revolver tirée par un convoyeur allemand placé dans le troisième wagon de tête du train. Il prétendit pour se justifier que le cheminot français avait eu l’intention de voler du matériel et ne se serait pas arrêté à la sommation. André Pierre fut transporté à l’hôpital, à Lunéville où il décéda.
Il obtint la mention « Mort pour la France »
Son nom figure sur le monument aux morts, sur la plaque commémorative dans l’église Sainte-Libaire, sur la plaque commémorative de la SNCF en gare et sur la plaque commémorative 1939-1945 du bâtiment UP Traction, à Damelevières (Meurthe-et-Moselle).
Sources

SOURCES : Véronique Desormeaux et Clément Gosselin dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 pages 1179.— Mémorial genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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