Né le 25 août 1897 à Lunel (Hérault), exécuté sommairement le 21 avril 1944 à Sanilhac (Ardèche) ; cheminot ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC).

Louis Reinaud entra au chemin de fer le 21 avril 1924 à la Compagnie du PLM comme aide-ouvrier au service de la Traction, au Teil (Ardèche), où il était domicilié 75 boulevard du Maréchal-Pétain.
Le 16 avril 1944, une colonne allemande comprenant des français de la VIIIe compagnie Brandebourg tomba dans une embuscade tendue par le détachement FGTP Salomon, à proximité du village de Sanilhac. Cinq soldats allemands furent tués. L’exécution en représailles de dix otages fut exigée par la Kommandantur de Privas (Ardèche). Des hommes furent arrêtés comme otages parmi lesquels six cheminots dont Louis Reinaud. Le 21 avril, ils furent conduits à l’hôtel Pottiers, à Viviers, siège de la Sipo-SD où ils furent torturés. Un des cheminots, Henri Boyer mourut ders suites des coups reçus. Cinq autres détenus furent désignés pour arriver au chiffre de dix. Les victimes furent emmenées à Sanilhac, à quelques centaines de mètres de l’attaque du 16 avril au lieu-dit "Les flancs du Roure", où elles furent fusillées.
Louis Reinaud obtint la mention « Mort pour la France » et le titre de "déporté et interné résistant" attribué en avril 1959 et fut homologué comme soldat des Forces françaises combattantes (FFC).
Son nom figure sur la plaque commémorative de la SNCF en gare, au Teil et une rue du Teil porte son nom (Ardèche), sur la plaque commémorative S.N.C.F en gare, à Nîmes (Gard), sur les plaques commémoratives de la SNCF, en gare, à Lyon-Perrache (IIe arr.) et Lyon-Vaise (IXe arr.)
Sources

SOURCES : dossier SHD Vincennes GR 16 P 503932 (nc)— Hervé Barthélemy et Cédric Neveu dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 pages 1254/1255.— Mémoire des Hommes.— Mémorial genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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