Né le 9 mars 1925 à Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle), exécuté sommairement le 1er septembre 1944 à Conflans-en-Jarnisy ; cheminot ; résistant des Forces françaises combattantes (FFC) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Gaston Richard était le fils de René, cheminot. Il entra à la SNCF le 16 octobre 1939 comme apprenti ouvrier ajusteur auxiliaire à l’entretien de Conflans-Jarny, à Conflans-en-Jarnisy. Au début de l’Occupation, il décida avec des camarades de franchir la ligne de démarcation pour rejoindre la zone sud et s’engager dans l’armée d’armistice. Il fut congédié par la SNCF pour absence irrégulière le 3 avril 1941. Après l’invasion de la zone libre par les Allemands le 11 novembre 1942, il fut démobilisé. Il revint chez ses parents en juillet 1943 et fut réintégré à la SNCF « compte tenu de l’honorabilité du motif d’absence ».
Il entra immédiatement dans la Résistance et aurait appartenu au mouvement Libération-Nord. À l’approche de la Libération, il fut intégré aux FFI. Le 31 août 1944 à 22 heures, il fut interpellé en compagnie de son père et deux autres collègues cheminots, à Conflans-en-Jarnisy alors qu’ils circulaient malgré le couvre-feu. L’un d’entre eux était porteur d’un coup-de-poing américains et un autre d’un revolver 6,35 mm. Ils furent emmenés en direction de Labry. Leurs corps furent découverts le 22 septembre 1944 dans une fosse commune dans les bois de Labry, à Conflans-en-Jarnisy.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et et fut homologué comme soldat des forces françaises combattantes (FFC) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument aux morts, le monument aux morts du dépôt de Conflans et la plaque commémorative de la gare de Conflans-Jarny, à Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle).
Sources

SOURCES : dossiers SHD Vincennes GR 16 P 509394 (nc)— Hervé Barthélemy et Clément Gosselin dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 pages 1267.— Mémorial genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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