Né le 12 avril 1920 à Lyon (IIe arr.), massacré le 26 août 1944 à Lyon (IIIe arr.) ; cheminot ; victime civile.

Pierre Thiébaut fut démobilisé des chantiers de jeunesse le 31 juillet 1942. Quelques mois plus tard, il entra à la SNCF comme homme d’équipe à Lyon-Vaise (Rhône). Il était célibataire et habitait rue de la Villette, à Lyon IIIe arr. avec sa mère et sa nièce. Son frère aîné était prisonnier de guerre en Allemagne.
En octobre 1943, il passa homme d’équipe manœuvres à Lyon-Brotteaux.
Le 26 août 1944, en début d’après-midi, il a été vu avec Jean Contini circulant rue de la Villette vers le cours Lafayette, encadré par des militaires allemands. À l’angle des rues de la Villette et Cellard, le chef du détachement s’arrêta à la vue d’un semi-chenillé en stationnement avec un officier à bord. Il s’adressa à lui et un ordre fut donné. Pierre Thiébaut et Jean Contini furent abattus, avant que la colonne ne reparte.
Son nom figure sur les plaques commémoratives en gare, à Lyon-Part-Dieu et Lyon Perrache (Rhône).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélemy et Robert Goujon dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 pages 1414/15.— Mémorial genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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