Né le 27 avril 1909 à Plassac (Gironde), mort en action le 24 août 1944 à Saint-Mariens (Gironde) ; cheminot ; résistant.

Jean Bernaud était le fils de Lucien, tonnelier et de Marie Marguerite Rose Hérit, sans profession. Il était marié et père de cinq enfants. Il exerçait le métier d’homme d’équipe à Saint-Mariens.
Il entra dans la Résistance dans l’hiver 1942 à Saint-Yzan-de-Soudiac (Gironde) et rejoignit un groupe FFI lors des combats de la Libération. Le 24 août 1944, il partit en mission vers Reignac à bord d’un side-car en compagnie de deux autres camarades. Lorsque le petit groupe arriva aux environs de Saint-Marliens, il se trouva face à une colonne allemande d’une dizaine de véhicules et ils durent s’arrêter. Ayant des armes sur eux, ils décidèrent de s’enfuir mais Jean Bernaud et l’un de ses camarades furent tués. Leurs corps mutilés seront retrouvés quelques temps après. Jean Bernaud obtint la mention « Mort pour la France » apposé sur son acte de décès et le titre de déporté politique attribué en 1964.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Saint-Yzan-de-Soudiac et sur la plaque commémorative de la gare de Mariens-Saint-Yzan (Gironde)
Sources

SOURCES : Dossiers SHD Caen AC 21 P 20961 (non consulté). — Notice sans auteur dans le Mémorial des Cheminots victimes de la répression 1940-1945 sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF Paris, 2017 pages 1525. — Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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