Né le 6 novembre 1914 à Homécourt (Meurthe-et-Moselle), supposé mortellement blessé au combat à Grignais (Rhône), mort le 21 août 1944 à Lyon (Rhône) ; chauffeur ; probablement résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP), camp Wodli en Haute-Loire, soldat FFI des 304ème et 305 bataillons FFI-FTP de la Loire.

Raymond Tavernari est né Raymond Confortini, déclaré alors Francesco Confortini, décédé le 2 juillet 1913, et de Catherine Leconte, 23 ans, sans profession, domiciliée à Homécourt. Un jugement du tribunal civil d’Annecy rendu le 23 juillet 1926 déclara que Francesco n’était en réalité pas son père. Il fut reconnu le 21 juin 1927 à Annecy par Raphaël Dominique André Tavernari, manoeuvre domicilié à Annecy, marié avec Catherine Leconte, devenue ouvrière d’usine.
Il se maria à Cran-Gevrier (Haute-Savoie) le 29 mai 1937 avec Leila Blanche Giarolli, née en Italie et ouvrière d’usine. Il était à cette date chauffeur et habitait rue de la Crête à Cran-Gevrier. Raymond Tavernari est un FFI mort à Lyon le 24 août 1944 des suites de ses blessures. Les archives de René Gentgen font état d’un résistant nommé Jean Tavernari, alias Bruno, membre du camp FTP Wodli en Haute-Loire qui aurait été tué à Brignais. Jean Tavernari alias Bruno a un dossier au SHD Vincennes mais sa date et son lieu de naissance ne sont pas signalés sur la base Mémoire des Hommes.
Des combats eurent lieu dans le secteur de Brignais fin août 1944 entre les FFI et les troupes allemandes remontant la vallée du Rhône pour rejoindre Lyon. Dans l’historique du camp Wodli établi par le commandant Théo Vial-Massat et le lieutenant Camille Pradet, en vue de sa reconnaissance comme unité combattante, il est indiqué que "début septembre 1944 le maquis Wodli forme les 304ème et 305ème bataillons FFI-FTPF d’abord cantonnés à Saint-Étienne (Loire). Ces deux bataillons furent ensuite engagés dans la bataille pour la libération de Lyon et ils participèrent à des accrochages à Saint-Genis-Laval (Rhône), Brignais (Rhône) et Oullins (Rhône)." Trois des hommes de ces unités furent tués au cours de ces combats) : SEUX Antoine, Claudius alias Baptiste dans la résistance et BERLIER Claudius trouvèrent la mort les 27 et 29 août 1944 à Brignais, le troisième n’est pas nommé.
Raymond Tavernari pourrait être la troisième victime. Touché quelques jours auparavant, sans doute dans un accrochage à Oullins, il mourut à Lyon le 24 août 1944 (21 août selon son acte de naissance), des suites de ses blessures.
Il fut reconnu Mort pour la France.
Son nom ne figure sur aucun monument commémoratif ni sur la liste nominative des membres du camp Wodli. Il ne figure pas davantage sur les différentes listes de tués du camp Wodli mais il n’est pas le seul dans ce cas.
Les incertitudes sur l’identité de ce combattant qui est probablement Raymond Tavernari ne seront levées qu’avec la consultation effective des archives du service historique de la Défense.
Sources

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 563610, dossier résistant pour Jean Tavernari (nc). — SHD Vincennes, 19 P 42-10 : camp Wodli. — Arch. Départ. Loire : archives de René Gentgen, monographie du camp Wodli 11J501. — État-civil Homécourt et Cran-Gevrier.

Eric Panthou, Michelle Destour

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