Né le 23 septembre 1925 à Les Lucs-sur-Boulogne (Vendée), disparu, peut-être exécuté sommairement le 20 août 1944 à Poitiers (Vienne) ; résistant FTPF maquis de Mervent.

Henri Bonnet était le fils d’Henri, Jules, Célestin Bonnet (né le 16 septembre 1887 à Rocheservière, Vendée) chaisier et de Marie Louise, Augustine, Victorine Bossard (née le 16 janvier 1894 aux Lucs-sur-Boulogne). Après avoir participé au premier conflit mondial, qu’il termina décoré de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, son père se maria aux Lucs-sur-Boulogne le 13 mai 1919 avec Marie Louise Bossard. Henri fut le troisième de leurs six enfants. Au recensement de 1936, il vivait avec sa famille au bourg des Lucs, route du Calvaire ; son père était chaisier et sa mère épicière.
Il s’engagea dans la résistance à l’été 1944, à 18 ans, célibataire, rejoignant un maquis FTPF, le maquis de Mervent, maquis constitué progressivement dans l’important massif forestier de Mervent –Vouvant, au nord de Fontenay-le-Comte (Vendée) à partir du printemps 1944 sous les ordres du commandant Legrand (Guy Jacques). Après le débarquement des Alliés en Normandie, le 6 juin, de nombreux jeunes gagnèrent le maquis, le mouvement s’accélérant début août 1944. Au matin du 17 août 1944, le maquis FTPF de Mervent, fut attaqué par des unités allemandes, dans le cadre d’une opération de répression des maquis. La tentative d’encerclement et d’élimination échoua en grande partie mais il y eut cependant 6 morts résistants et civils. Henri Bonnet peut-être blessé dans cette attaque, fut capturé par les troupes allemandes à l’hôpital de Fontenay-le-Comte où il était soigné.
Il fut alors porté disparu. Le dossier d’homologation FFI de son groupe FTPF (SHD Vincennes op. cit.) indique dans sa fiche état des morts : « arrêté par les Allemands à l’hôpital de Fontenay-le-Comte où il était en traitement, fusillé par ceux-ci à Poitiers le 20 août 1944 ». Cependant le jugement du tribunal civil de la Roche-sur-Yon (Vendée) du 28 mars 1950, transcrit dans le registre des décès des Lucs-sur-Boulogne le 22 avril 1950 « déclare constant le décès de Bonnet Henri… mort en déportation le 1er septembre 1944 ». Son nom n’apparaît pas dans les listes des déportés et son arrestation tardive semble exclure qu’il ait pu être déporté de Poitiers par un convoi vers l’Allemagne fin août – début septembre. Il paraît donc probable qu’il ait été exécuté sommairement sur le chemin de la déportation. Son nom n’apparaît pas dans le registre des décès de la ville de Poitiers pour 1944. Mais il est possible que cette exécution ait pu avoir lieu à la prison de la Pierre levée à Poitiers où étaient regroupés les prisonniers en attente de déportation. La prison ne fut libérée qu’à l’extrême fin du mois d’août 1944, lors du départ des dernières troupes allemandes. Le gardien-chef de la prison libéra alors l’ensemble des prisonniers politiques. Une exhumation des corps enterrés au cimetière proche de la Pierre levée et provenant de la prison (morts sous la torture et exécutés sommairement sans être enregistrés) eut lieu le 25 octobre 1944. Seize corps furent exhumés dont quatre ne purent être alors identifiés. Henri Bonnet appartient peut-être à ce dernier groupe.
Il obtint la mention mort pour la France et fut homologué FFI. Son nom est inscrit sur le monument aux morts des Lucs-sur-Boulogne.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Vendée (état civil, recensements) — SHD Vincennes GR 16 P 71852 et SHD Caen AC 21 P 26713 (nc) — Archives collectives des Forces françaises de l’intérieur (site Mémoire des Hommes) FTPF 1er groupe Vendée GR 19 P 85/8 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb.

Michel Thébault

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