Né le 8 novembre 1900 à Sète (Hérault), exécuté sommairement le 18 août 1944 à Sète ; cheminot ; résistant.

Gaston Langoustet était le fils de Pierre, coiffeur et de Élisa Pech, sans profession. Il fut embauché à la Compagnie de chemins de fer du Midi le 30 novembre 1923 comme homme d’équipe à l’essai à Tarbes puis confirmé homme d’équipe en décembre 1924 à Auch. Il fut ensuite muté successivement à Balaruc-les-Bains, Perpignan, Sète, Alès et Nîmes puis à Sète en juin 1937. Il était marié et eut deux enfants, nés en 1926 et 1930.
Le 18 août 1944, il était en service aux bagages lorsqu’un train de voyageurs s’immobilisa en gare de Sète à la suite d’un bombardement allié. Une dame se présenta alors et demanda si elle pouvait boire de l’eau. Elle prétendit ensuite avoir un ami resté dans le train et partit le chercher. Elle revint accompagnée d’un Allemand avec lequel un des deux agents des bagages qui était d’origine alsacienne engagea la conversation et l’invita à déserter. L’Allemand sortit et revint avec des soldats en armes. Gaston Langonnet qui depuis peu soutenait les FFI, prit peur et s’enfuit. Poursuivi, il fut tué de cinq balles dans le dos sur le quai n° 1.
Il obtint la mention « Mort pour la France » par décision du ministère des Aciens combattants et victimes de guerre en date du 22 septembre 1947.
Il ne possède pas de dossier au SHD.
Son nom figure sur la plaque de la SNCF en gare, à Nîmes (Gard), sur la stèle commémorative du bombardement du 25 juin 1944 au cimetière communal, sur la plaque commémorative de la SNCF en gare et la plaque commémorative 1939-1945 en gare, à Sète (Hérault).
Sources

SOURCES : Hervé Barthélemy et Cédric Neveu dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017 page 858.—Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

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