Né le 29 octobre 1923, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), exécuté par les Allemands le 4 août 1944 à Épaignes (Eure) ; ouvrier agricole ; résistant du maquis Surcouf.

Deux photos de René Sortemboc obtenues conjointement par Julien Gibert et Michel Croguennec.
Deux photos de René Sortemboc obtenues conjointement par Julien Gibert et Michel Croguennec.
René Sortemboc résidait chez ses parents, rue du Halage à Cléon (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) quand il reçut sa convocation pour le service du travail obligatoire (STO). Refusant de partir en Allemagne il décida de rejoindre le maquis Surcouf, créé en 1942 à Saint-Georges-du-Vièvre par l’épicier du village, Robert Leblanc.
Au maquis, René Sortemboc était chef de groupe des agents de liaison de l’organisation. Il fut un jeune agent se déplaçant pour des missions éloignées et dangereuses, se faisant passer pour un paisible paysan qui se dirigeait vers ses champs. Réfugié à Épaignes dans la ferme Bréal avec Kléber Mercier et Jean Ribault, la ferme fut assaillie le 4 août 1944 par un fort contingent de troupes allemandes accompagnée par une brigade anti-terroriste de policiers français. Leur but était de détruire le maquis Surcouf en arrêtant son chef. Torturés les trois hommes ne parlèrent pas et furent fusillés sur place.
René Sortemboc distinctions : Médaille militaire - Croix de guerre avec Palme - Médaille de la Résistance (à titre posthume) - Homologué Déportés et internés de la Résistance (D.I.R.), Forces françaises de l’intérieur (FFI) dans les dossiers de résistants du SHD Vincennes.
L’Hommage aux fusillés de Seine-Maritime, cité à Sources, signale que René Sortemboc provenait des FTP d’Elbeuf.
Voir lieux d’exécutions et de mémoire : Épaignes (Eure) 4 août 1944
Sources

SOURCES : Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime. 1940-1944 , Édité par l’Association Départementale des familles de fusillés de la Résistance de Seine-Maritime, 1992. — MémorialGenweb : voir à Eure, Pont-Audemer, maquis Surcouf.

Par Jean-Paul Nicolas

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