Né le 27 mai 1893 à Branges (Saône-et-Loire), massacré le 2 juillet 1944 à Bey (Saône-et-Loire) ; mécanicien ; victime civile.

Louis Jannier était le fils de Pierre Alexandre, maçon, âgé de 42 ans et de Philiberte Gudefin, lingère, âgée de 31 ans. Il se maria le 19 avril 1913 à Lyon (VIIe arr.) avec Marie Joséphine Boully.
Incorporé au 6e Régiment d’Indanterie Coloniale à compter du 27 novembre 1913, il fut réformé le 3 avril 1914.
Mécanicien, classé service auxiliaire le 11 avril 1917, il fut affecté au 2ème groupe d’Aviation et détaché à l’usine Berliet, 239 Avenue Berthelot à Lyon (Rhône, aujourd’hui métropole de Lyon). Il fut rendu à la vie civile le 3 septembre 1919.
En 1938, il habitait 31 rue Bechevelin à Lyon VIIe arr..
Le 2 juillet 1944, un soleil d’été illuminait le village de Bey. Arrivant de Dole, les Allemands entrèrent dans le village pour mener une opération de représailles, à la suite du mitraillage d’un véhicule d’officiers ennemis par un groupe de résistants le 29 juin. La population fut brutalement rassemblée sur la place de l’Église, les maisons furent pillées, une dizaine de bâtiments incendiés et deux habitants, Louis Jannier et François Guillot furent fusillés. Les Allemands quittèrent le village vers 18 heures, laissant derrière eux une population terrorisée.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Bey (Saône-et-Loire).
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Rhône et Métropole, RMM, 1 RP 1200, p. 371. — dossier AVCC, Caen, AC 21 P 357661 (nc).— Le journal de Saône-et-Loire du 3 juillet 2017,« La tragédie du 2 juillet 1944 est encore dans les esprits ». — Mémoire des hommes (victimes civiles). — Mémorial Genweb. — État civil (acte de naissance).

Jean-Louis Ponnavoy

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