Né le 29 octobre 1914 à Vienne, Wien (Autriche-Hongrie, Autriche), mort en action le 15 ou 16 août 1944 à Égletons (Corrèze) ; résistant de la Main-d’Œuvre Immigré (MOI).

Selon le Mémorial Yad Vashem, Erwin Strohmann était d’origine juive. Il avait vraisemblablement fui les persécutions antisémites consécutives à l’Anschluss (mars 1938), c’est-à-dire l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie et avait émigré en France.
Il rejoignit la Résistance en Corrèze dans les rangs de la 1ère Compagnie de la Main-d’Œuvre Immigré (MOI) dans les maquis Francs-Tireurs et Partisans.
Son unité fut engagée dans les combats d’Égletons qui opposèrent du 14 au 20 août 1944 les maquisards à un bataillon du 194e régiment de sécurité de la Wehrmacht retranché dans le bâtiment de l’Ecole nationale professionnelle d’Égletons, soutenu par la Luftwaffe et bientôt secouru par la colonne Jesser. Erwin Strohmann fut tué au combat le 15 ou le 16 août selon les sources.
Il obtint la mention “Mort pour la France” et fut homologué FFI. Il n’est recensé en tant que victime juive, ni dans le Mémorial de Serge Klarsfeld, ni dans la base de données du CDJC-Mémorial de la Shoah.
Son nom, écrit STROMMAN, est inscrit sur la plaque commémorative de l’ancien cimetière d’Égletons.


Voir Égletons (Corrèze), 14-20 août 1944
Sources

SOURCES : Service historique de la Défense, Caen, AVCC, AC 21 P 162213 et Vincennes, GR 16 P 557983 (nc). — Maquis de Corrèze, 150 combattants et témoins, Paris, Éditions Sociales, 1975, p. 526. — Mémoire des Hommes. — MémorialGenWeb.

Dominique Tantin

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