Né le 8 février 1885 à Lyon, 1er arr. (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon), massacré le 25 août 1944 à Saint-Laurent-de-Mure (Isère, aujourd’hui Rhône) ; cultivateur ; victime civile.

Auguste, Claudius Paradis était le fils d’André, Marie Paradis et de Mélanie Durand, son épouse, tisseurs, demeurant 3 montée Saint-Sébastien à Lyon 1er arr. (Rhône, aujourd’hui Métropole de Lyon).
Il effectua son service militaire au 14e bataillon de chasseurs à pied du 8 octobre 1906 au 25 septembre 1908.
Lors du recensement, il habitait avec sa mère, veuve, à Saint-Bonnet-de-Mure (Isère, aujourd’hui Rhône) et exerçait la profession de cultivateur.
Il épousa Marie, Jeanne Berger le 12 novembre 1910 à Saint-Laurent-de-Mure (Isère, aujourd’hui Rhône). Le couple eut au moins deux filles.
Mobilisé le 3 août 1914, il rejoignit les armées du Nord-Nord-Est au sein du 114e BCP à partir du 31 mars 1915. Il fut fait prisonnier le 14 avril 1917 au col de La Chapelotte (Meurthe-et-Moselle) et interné à Limburg (Allemagne). Rapatrié d’Allemagne le 11 décembre 1918, il fut rendu à la vie civile le 2 avril 1919.
Il était cultivateur à Saint-Laurent-de-Mure.
Le 25 août 1944, Auguste Paradis participa toute la journée aux travaux de battage de la ferme Barioz. Alors qu’il revenait chez lui après le couvre-feu, il rencontra une patrouille allemande qui l’abattit d’une rafale de pistolet mitrailleur, rue du Plâtre.
Lorsque sa femme et ses filles arrivèrent sur les lieux, il était mort.
Il fut enterré par des résistants le 27 août 1944 au cimetière de Saint-Laurent-de-Mure.
Il obtint la mention « Mort pour la France », portée en marge de l’acte de décès le 16 février 1945 d’après l’avis du secrétaire général aux anciens combattants et victimes de la guerre.
Son nom figure sur une plaque apposée sur le lieu de sa mort et sur le monument aux morts de Saint-Laurent-de-Mure.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 384086 (nc). — Arch. Dép. Isère, RMM, 11NUM/1R1428_03, p. 106 et 107. — Mémorial GenWeb. — Récit de Lucie Grana, née Paradis, interviewée par Jean Guinet, Le Progrès, 26 août 2004. — État civil.

Jean-Luc Marquer

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