Né le 14 août 1922 à Pierres (Eure-et-Loir), mort en action le 11 août 1944 à Châtaincourt (Eure-et-Loir) ; résistant du Mouvement de Libération nationale (MLN) et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

René Lefèvre était le fils d’Albert Marie Lefèvre et de Victoria Henriette Léone Devaux.
Avec son frère Jean, il rejoignit la Résistance au secteur de Chartres Nord (Les Chaises) dirigé par Jules Divers et affilié au mouvement de Libération nationale, en juin 1944. Ils furent rattachés à la section Hébert qui couvrait Géronville. Ils passèrent au maquis de Fontaine-les-Riboults en juillet et participèrent à plusieurs opérations de destruction de signalisation routière, de side-car et camion ennemis. Le 13 juillet, ils firent sauter un camion de munitions allemand. Ils furent responsables de plusieurs attaques qui firent 7 morts parmi les Allemands.
A la demande du commandant Sinclair, Jules Divers transféra 200 hommes sur les maquis de Saulnières et Bourg-l’Abbé sous la direction de Marcel Confais. Les deux frères Lefèvre faisaient partie du détachement.
Le 9 août, René Lefèvre abattit avec son revolver 6,35 le sous-officier allemand Herbert Sagebiel qui était venu chercher un cantonnement au village.
Le 11 août 1944, le maquis attaqua une compagnie de la 9e SS panzerdivision "Hohenstaufen", stationnée à Neuville les Bois, commune de Châtaincourt (Eure-et-Loir). Son frère fut Jean fut placé comme tireur au fusil-mitrailleur et René comme chargeur derrière le hangar de la ferme Besnard. Ils mitraillaient les Allemands qui s’approchaient mais René fut blessé à la jambe et ils décidèrent de se rendre. Jean fut tué à bout portant puis les Allemands envoyèrent deux auto-mitrailleuses qui écrasèrent les deux frères sous leurs chenilles.
René Lefèvre obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué au grade de caporal-chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Il obtint une Citation : "Soldat courageux et brave, a trouvé une mort glorieuse lors de l’attaque de Neuville les Bois le 11 août 1944. Encerclé par une compagnie de SS n’a cessé le combat qu’écrasé sous le feu de l’ennemi" avec attribution de la Croix de guerre 1939-1945.
Il reçut à titre posthume la Médaille de la Résistance par décret du 12 juillet 1963 publié au JO le 29 juillet 1963.
Son nom figure sur la stèle commémorative, à Châtaincourt et le monument aux morts, à Pierres (Eure-et-Loir).
Sources

SOURCES : Service historique de la Défense, AVCC, Caen, Cote AC 21 P 77450 (nc), SHD Vincennes, GR 16 P 353741 (nc) et GR 19 P 28/1 page 309.— CEDREL (Centre d’Études et de Documentation sur la Résistance en Eure et Loir), Résister en Eure-et-Loir.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb.

Jean-Louis Ponnavoy

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