Né le 6 février 1905 à Bègles (Gironde), fusillé comme otage le 21 septembre 1942 au camp de Souge (Gironde) ; ajusteur mécanicien ; militant CGT et PCF de Bègles.

Louis Éloi était le fils de Salvat, boulanger, alors âgé de 32 ans, et de son épouse Marie Lafourcade, âgée de 31 ans. Il se maria à Bordeaux le 28 septembre 1935 avec Berthe Cabors [?]. De cette union naquirent trois enfants.
Domicilié à Bègles, ajusteur à la SNCASO de Mérignac, syndicaliste CGT et communiste, Louis Éloi fut sanctionné pour sa participation à la grève nationale de novembre 1938.
Après la dissolution du PCF, il reconstitua l’organisation dans l’entreprise. Lorsque Pétain mit en place les « syndicats officiels », Louis, au nom de la direction clandestine, incita Lajuzan à se faire élire délégué du personnel pour, sous couverture légale, défendre les revendications face à la direction et aux Allemands… mais aussi distribuer tracts et journaux clandestins remis par Louis.
Pour la police et ses indicateurs, « Eloi, vieux communiste, chef d’une cellule illégale, payait et encaissait des cotisations, distribuait des tracts… Il participe à l’organisation des luttes, demande une prime de Noël, la gratuité des transports, l’amélioration de la nourriture… »
Arrêté le 5 juillet 1942 par la police française pour propagande communiste, emprisonné à la caserne Boudet, il fut torturé car le commissaire Poinsot était convaincu qu’il avait de grandes responsabilités dans l’organisation clandestine.
Remis aux Allemands, il a été fusillé comme otage le 21 septembre 1942.
Le 24 septembre 1942, son épouse, sans ressource pour élever ses trois enfants en bas âge, sollicita le préfet pour un secours financier. La réponse lui apprendra le 26 septembre l’exécution de Louis.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Site de l’Association du souvenir des Fusillés de Souge — Etat civil en ligne (Arch. Dép. de Gironde).

Claude Pennetier, Dominique Tantin

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