Né le 14 mars 1908 à Brest (Finistère), mort en action le 18 août 1944 à Brest ; employé de chai ; résistant FTP.

Brest, rue Coat Ar Guéven
Brest, rue Coat Ar Guéven
Fils de Jean François Cousquer, fusilier breveté, Quartier Maitre de Mousqueterie , Deuxième Maître Fusilier(1876-1914) et de Marie Angèle Pauline Madec (1882-1927), Marcel Cousquer avait un frère et deux soeurs dont l’une mourut la même année que sa mère, la famille était domiciliée 26 rue Coat-ar-Gueven à Brest.
Son père fut tué au combat le 3 novembre 1914 à Dixmude (Belgique) et il fut adopté par la Nation suivant un jugement du tribunal civil de Brest en date du 29 janvier 1920.
Il se maria le 8 août 1931 à Brest (Finistère) avec Marie Anne Huon.
Il appartenait à la résistance FTP brestoise. L’évacuation de la ville au début d’août 1944 vit des tensions apparaître entre les deux chefs FTP ; Joseph Berger s’enferma à Brest avec son Groupe-franc « Marc » tandis qu’André Le Roy rassembla le gros de la troupe à Kergroadez et forma la Compagnie FTP « Michel ». Marcel Cousquer combattit aux côtés de Joseph Berger dans la ville assiégée pour mener une guérilla urbaine contre l’armée allemande. Agissant principalement de nuit, ce petit groupe harcelait l’occupant sur ses lignes arrières dans le centre ville de Brest. Le quartier général du groupe s’établit au 13 rue Coat-ar-Gueven dans le bâtiment des Coopérateurs où travaillait Pierre Gourlaouen.
Le 18 août, les Allemands parvinrent à localiser les FTP et firent trois prisonniers : Marcel Cousquer, Alfred Jameau et Pierre Gourlaouen. Ces trois résistants furent exécutés sommairement vers 13 heures dans la cour des Coopérateurs.
Son acte de décès indique que Marcel Cousquer était ouvrier de chai.
Il obtint la mention « Mort pour la France » par une ordonnance du 2 novembre 1945.
Il est indiqué victime civile sur le site du SHD, Mémoire des hommes.
Ses restes reposent désormais dans l’ossuaire du cimetière de Kerfautras à Brest
Dans la rue Coat-ar-Gueven, fut apposée en 1946 une plaque commémorative en la mémoire des trois patriotes fusillés le 18 août 1944.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21P 329043 (nc). — Mémoire des hommes. — Eugène Kerbaul , 1270 militants du Finistère (1918-1945), auto-édition, Paris, 1985. — Registre matricule 1928, n°730, cote 1R 1808 (nc). — Brest-resistance. — Geneanet. — Cimetières de Brest. — État civil, acte de naissance n°329, acte de décès n°284.

Gildas Priol

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