Né le 5 mars 1920 à Combrit (Finistère), exécuté le 18 août 1944 à Brest (Finistère) ; marin, employé de coopérative ; résistant FTP.

Pierre Marie Joseph Gourlaouen était originaire de Sainte-Marine port de commerce au début du XXe siècle situé sur la commune de Combrit à l’embouchure de l’Odet en pays bigouden. Marin de commerce, il fut mobilisé lors de la guerre 1939-1940. Affecté dans la Marine Nationale, il fut placé en congés d’armistice en novembre 1942 à Toulon (Var). Il s’installa alors à Brest et travaillait aux Coopérateurs, rue Coat-ar-Guéven, depuis le début de l’année 1943.
Après le débarquement des Alliés en Normandie, il intégra les F.T.P de Brest. L’évacuation de la ville au début d’août 1944 vit des tensions apparaître entre les deux chefs F.T.P ; Joseph Berger s’enferma à Brest avec son Groupe-franc « Marc » tandis qu’André Le Roy rassembla le gros de la troupe à Kergroadez et forma la Compagnie F.T.P « Michel ». Pierre Gourlaouen décida pour sa part, de rester combattre aux côtés de Joseph Berger dans la ville assiégée pour mener une guérilla urbaine contre l’armée allemande. Agissant principalement de nuit, ce petit groupe harcelait sur ses lignes arrière l’occupant dans le centre ville de Brest. Le quartier général du groupe s’établit au 13 rue Coat-ar-Guéven. Le 18 août, les Allemands parvinrent à localiser les F.T.P et firent trois prisonniers : Marcel Cousquer, Alfred Jameau et Pierre Gourlaouen. Ces trois résistants furent exécutés sommairement dans la cour des Coopérateurs.
Reconnu « Mort pour la France », il fut homologué interné résistant (DIR).
A titre posthume, par décret du 2 févrir 1960, il reçut la médaille de la Résistance française, parution au JO du 7 février 1960.
Dans la rue Coat-ar-Guéven, fut apposée en 1946 une plaque commémorative en la mémoire des trois patriotes fusillés le 18 août 1944.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21P 618070 (nc). — SHD, Vincennes, GR 16P 265589 (nc). — Arch. Dép. Finistère, dossier CVR 1622 W. — Ordre de la Libération. — Arch. Dép. Finistère, fonds Alain Legrand, 208 J. — Eugène Kerbaul , 1270 militants du Finistère (1918-1945), auto-édition, Paris, 1985.— État civil Brest 3E 396.

Gildas Priol

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