Né vers 1923, possiblement à Fabas (Haute-Garonne), massacré le 28 juin 1944 à Le Roc (Lot) ; victime civile.

Léon Ané a été tué le 28 juin 1944 à Le Roc (Lot), vers 19 heures alors qu’il était avec quatre jeunes ayant appartenu à un Chantier de jeunesse dissout, en Dordogne. Venant de Sarlat, passés par Souillac, où ils avaient été aidés par la mairie, ils arrivèrent à pied Le Roc ce 28 juin.
Le journal de la Liberté, organe résistant du Front National du Lot, raconta la suite quelques mois plus tard : « Au moment où ils veulent quitter la commune du Roc pour se diriger vers Mareuil, une colonne allemande débouche sur la place ; le cycliste de tête leur crie : "Halte !" et leur fait signe d’approcher ; les bras en l’air, leurs papiers au bout des doigts, ils arrivent au pas de gymnastique. Un officier descend de sa voiture, les gifle fortement au point de faire tomber l’un d’entre eux. Puis un ordre bref est donné. Quelques instants après les coups de revolver claquent. Léon Ané, Henri Félicité, Jean Ors, Jean Dussorcet -en réalité Jean Dussurget- et Robert Labade s’écroulent. La colonne continue son chemin ».
Son nom figure parmi celui des FFI morts au combat ou fusillés, dressée par l’ANACR 46. Il n’a pas de dossier FFI ou de victime civile aux archives de la Défense.
Son nom figure sur une plaque commémorative à Le Roc. Un Léon Ané figure également sur le monument aux Morts de Fabas (Haute-Garonne), considéré comme tué en 1945. Il s’agit peut-être de la même personne.
Sources

SOURCES : 50éme anniversaire de la Libération du Lot, ANACR 46, 1995. — Mémorialgenweb.

Éric Panthou

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