Né le 4 octobre 1921 à Vallon, aujourd’hui Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche), mortellement blessé le 6 juillet 1944 à Saint-Remèze (Ardèche) ; résistant de l’Armée secrète (AS) et FTPF, homologué Forces françaises de l’Intérieur.

Raymond, Marius Debos était le fils de Marius, Clément, Antoine Debos, serrurier, et de Maria, Valentine Bolley, son épouse.
En 1936, la famille habitait boulevard Peschaire-Alizon à Vallon, aujourd’hui Vallon-Pont-d’Arc (Ardèche). Raymond Debos avait une sœur aînée, née en 1908.
Il s’engagea dans la résistance et rejoignit les rangs du secteur D de l’Armée secrète de l’Ardèche, qui le compte parmi ses morts.
Selon Pierre Bonnaud, il appartenait en fait à la 7117e compagnie de FTPF de l’Ardèche. Il est possible qu’il ait appartenu successivement aux deux unités.
Le 6 juillet 1944, Raymond Debos fut envoyé en mission de renseignement à Saint-Remèze (Ardèche), dans la perspective d’une attaque de la station radar que les Allemands étaient en train d’achever.
S’étant assoupi à l’ombre d’un mûrier, il fut surpris par une patrouille allemande qui lui tira dessus. Gravement blessé d’une balle dans le cou et perdant beaucoup de sang, il noua son foulard autour de sa gorge, et parvint à s’enfuir avec sa voiture. Arrivé à Mayres, entre Saint-Remèze et Vallon sentant ses forces le quitter, il s’arrêta dans une ferme pour demander aux occupants des lieux de prévenir le plus vite possible ses amis de la Résistance de Vallon et mourut.
Un jugement du tribunal civil de Largentière (Ardèche) en date du 15 janvier 1946 fixa le lieu du décès à Lagorce (Ardèche).
Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, soldat des Forces françaises de l’Intérieur.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Vallon-Pont-d’Arc.


Voir : Saint-Remèze, été 1944.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 113747 (nc). — SHD, Vincennes, GR 16 P 162293 (nc) ; GR 19 P 7/31, p. 45. — Arch. Dép. Ardèche, recensement Vallon, 1936, p. 5. — MémorialGenWeb. — La feuille de vigne, n°21, 2022. — Informations transmises par Pierre Bonnaud. — État civil, acte de naissance n°16.

Jean-Luc Marquer

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