Né le 22 mai 1923 à Combrée (Maine-et-Loire), fusillé le 30 décembre 1942 à La Maltière (Ille-et-Vilaine) ; cheminot ; membre du PCF clandestin en Ille-et-Vilaine.

Fils de Jean-Marie Fourrier, facteur mixte et garde-barrière et de Augustine Boedier, ménagère, Maurice Fourrier, célibataire, travailla comme ajusteur puis agent technique au dépôt de la SNCF à Rennes. Dès la fin de l’année 1940, il distribua les éditions parisiennes et locales des journaux clandestins du Parti communiste.
Il devint par la suite l’un des responsables de l’OS (Organisation spéciale). Début mai 1942, Il transporta des explosifs entreposés dans une maison abandonnée des environs de Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine). En août 1942, il prépara une opération de récupération d’explosifs à la carrière de Saint-Pierre-de-Plesguen (Ille-et-Vilaine), lesquels servirent lors des attentats perpétrés à Rennes contre les partis de la collaboration et l’armée allemande. C’est Maurice Fourrier qui lança une bombe au théâtre de Rennes, le 19 avril 1942, lors d’une réunion du PPF (Parti populaire français) présidée par son responsable national, Jacques Doriot.
Arrêté le 15 juillet 1942, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de la Feldkommandantur 748, le 22 décembre et fusillé le 30 décembre à La Maltière à Saint-Jacques-de-la-Lande avec 24 autres camarades.
Le titre d’Interné résistant lui a été attribué le 17 avril 1953 ainsi que la Croix de guerre avec médaille d’argent.
Son nom figure sur plusieurs stèles et monuments : à la gare, au panthéon de l’hôtel de ville et au monument de la Résistance au cimetière de l’Est, à Rennes ainsi qu’à La Maltière.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Nantes, 305 J. — Presse communiste. – Notes Jean-Paul Louvet.— Thomas Fontaine, Cheminots victimes de la répression, 1940-1945, Mémorial, Perrin/SNCF, 2017.

Alain Prigent

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