Né le 31 juillet 1920 à Auray (Morbihan), fusillé comme otage le 30 avril 1942 à Vannes (Morbihan) ; mineur ouvrier à la SNCF ; communiste ; syndicaliste CGT ; membre du réseau Résistance-Fer ; FFC.

Jean Marca
Jean Marca
SOURCE : ANACR-56
Sur le monument aux morts d'Auray
Sur le monument aux morts d’Auray
Place de la gare à Auray
Place de la gare à Auray
Dans le hall de la gare d'Auray
Dans le hall de la gare d’Auray
Sur le mémorial des fusillés à Saint-Avé
Sur le mémorial des fusillés à Saint-Avé
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Jean Marca était le fils d’Henri Pierre Marca, employé du chemin de fer, et de Julienne, Le Bellec, ménagère. Célibataire, il était domicilié à Auray (Morbihan) où il exerçait la profession de mineur ouvrier à la SNCF.

Syndicaliste CGT, militant communiste, il rejoignit Résistance-Fer en janvier 1942, et aurait participé à des sabotages en gare d’Auray et de Quimper. La femme d’un cheminot maîtresse d’un allemand dénonça son mari. La police allemande perquisitionna les vestiaires des cheminots et un revolver fut trouvé dans le casier du mari trompé. Un paquet de tracts du Parti communiste fut saisi dans le vestiaire de Jean Marca qui fut arrêté le 18 janvier 1942 et incarcéré à la prison de Vannes le 21 janvier 1942. Il comparut avec Henri Conan arrêté en gare d’Auray le 28 janvier 1942, devant le tribunal militaire allemand de Vannes le 1er mars 1942 puis fut condamné à quatre ans de travaux forcés.
Un train de permissionnaires allemands reliait régulièrement Maastricht (Allemagne), à Cherbourg (Manche) en passant par Caen. Le 16 avril 1942 vers trois heures du matin, des résistants communistes le firent dérailler, à la hauteur d’Airan, près de Moult-Argences (Calvados). Vingt-huit marins furent tués, dix-neuf autres blessés. Un nouvel attentat eut lieu au même endroit dans la nuit du 30 avril au 1er mai, dix soldats allemands perdirent la vie, il y eut vingt-deux blessés. Dès le 21 avril 1942, le commandant en chef des forces d’occupation en France et chef de l’administration militaire Karl Heinrich von Stülpnagel dressa une première liste de trente otages Juifs et communistes à fusiller en représailles à l’attentat contre le « SF-Zug 906 » (le train 906).
Jean Marca et Henri Conan furent désignés comme otages et passés par les armes le 30 avril 1942 dans la prison de Vannes, 12 place Nazareth, Jean Marca à 15 heures.
Son acte de décès porte la mention « Mort pour la France » par avis du secrétariat des Anciens Combattants du 12 novembre 1945.

Jean Marca a obtenu la mention « Mort pour la France »rt a été homologué FFC (Forces françaises combattantes). Le titre d’Interné-résistant lui a été attribué à titre posthume.

À Saint-Avé, le nom de Jean Marca est inscrit sur le mémorial des fusillés.
À Auray, où une rue porte son nom, il figure sur la plaque commémorative apposée à l’intérieur de la gare SNCF et sur la stèle « À la mémoire des cheminots tués pour fait de guerre » érigée place de la Gare, ainsi que sur la plaque « Guerre 1939-1945 » du monument aux morts de la ville apposée par le Souvenir français.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, B VIII, dossier 3 (Notes Thomas Pouty). — SHD, Vincennes. GR 16 P 391014 (Jean, Henri Marca, né le 30 juillet 1920 à Auray). — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978 J. Quellien, Résistance et sabotage en Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, 1992. – Article de Roger Le Hyaric dans les Cahiers de l’Institut CGT d’histoire sociale de Bretagne, numéro spécial 1895-1995, le centenaire de la CGT. — Notes et photographies de Jean-Pierre et Jocelyne Husson. — " Il y a 70 ans la répression nazie frappait les cheminots d’Auray ", Ami entends-tu..., n° 157, 3e trimestre 2012. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan. — Mémorial GenWeb. — État civil, Vannes (acte de décès) ; Auray (transcription de l’acte de décès).

Daniel Grason

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