Né le 25 octobre 1907 à Hyds (Allier), mort sous la torture le 23 avril 1944 à la maire de Étang-sur-Arroux (Saône-et-Loire) ; cheminot ; résistant de Libération-Vengeance et des Forces françaises combattantes (FFC).

Louis Belot était le fils de Pierre, poseur à la Compagnie de chemin de fer PO (Paris-Orléans) et de Marie Buvat, garde-barrière à la même compagnie, domiciliés au lieu-dit "aux Balladiers".
Il entra au chemin de fer en novembre 1929 et était devenu facteur-chef au début de la guerre. Il entra dans la Résistance au groupe Libération-Vengeance. Il fut révoqué le 27 octobre 1943 suite à des détournement de fonds ayant peut-être servis à son action clandestine. Il était coresponsable d’un groupe de résistance d’Étang-sur-Arroux (Saône-et-Loire). Il participait aux parachutages d’armes et de munitions en liaison avec le maquis de la région et aux sabotages de transports ferroviaires. Il fut arrêté à son domicile dans la nuit du 22 au 23 avril 1944 par la Sipo-SD d’Autun. Cette dernière assistée par des auxiliaires français démantela le groupe de Louis de Belot sans doute par suite de l’imprudence verbale d’un autre résistant. Conduit à la mairie d’Étang-sur-Arroux, il fut interrogé et torturé. Au bout de plusieurs heures, totalement inconscient et dans un état critique, il fut jeté dans une pièce puis chargé avec d’autres prisonniers dans un véhicule qui prit la direction de la prison de Chalon-sur-Saône. À ce moment il était déjà mort. Selon le témoignage d’un de ses camarades cheminot, torturé avec lui mais revenu des camps de concentration, il décéda vers sept heures du matin à la mairie d’Étang-sur-Arroux des suites des sévices endurés. Son corps ne fut jamais retrouvé.
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 29 juillet 1946 par jugement du Tribunal civil d’Autun (mentionné sur l’acte de naissance) et reçut la Croix de guerre à titre posthume. Il fut homologué comme membre des Forces françaises combattantes (FFC) et obtint le titre de "Déporté et Interné résistant" en juillet 1952.
Son nom figure sur le monument aux morts à Étang-sur-Arroux (Saône-et-Loire) et sur la plaque commémorative de la SNCF en gare de Nevers (Nièvre)..
Sources

SOURCES : Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial, sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017.— Rail et Mémoire (relation très détaillée).— Mémorial Genweb.— État civil (acte de naissance). — Notes de Bertrand Porcherot.

Jean-Louis Ponnavoy

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