Né le 28 janvier 1891 à Saint-Martin-Sepert (Corrèze), tué au maquis le 15 novembre 1943 à Donzenac (Corrèze) ; contôleur des PTT ; militant communiste ; conseiller municipal d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) de 1929 à 1940 ; résistant.

Pierre Moulie
Pierre Moulie
Fils d’un fermier, Pierre Moulie, commis des Postes, télégraphes et téléphones (PTT) d’abord à Vierzon (Cher) puis contrôleur dans la région parisienne,notamment à Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), se maria en 1915 à Uzerche (Corrèze) alors qu’il était sapeur télégraphiste au 8e génie. Revenu gazé et marqué par les atrocités dont il avait été témoin pendant la Première Guerre mondiale, il adhéra au Parti communiste. Il fut délégué en juillet 1925 au congrès contre la guerre qui se tint à Paris, représentant le bureau des PTT d’Ivry-sur-Seine où il était domicilié.
Professeur d’espéranto, trésorier de la chorale ouvrière et secrétaire général de l’œuvre des Vacances populaires enfantines ivryennes, Pierre Moulie fut élu les 12 mai 1929 et 5 mai 1935 conseiller municipal communiste sur la liste conduite par Georges Marrane. Il était alors secrétaire de la section locale de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) et le resta jusqu’en 1939.
Déchu de son mandat le 9 février 1940 par le conseil de préfecture pour appartenance au Parti communiste, Pierre Moulie partit pour la Corrèze où sa mère habitait et rejoignit la Résistance. À la tête d’un maquis, il tomba le 15 novembre 1943 au lieu-dit La Besse Sainte-Féréole, commune de Donzenac. Il était l’auteur du chant diffusé aux heures d’émissions de la BBC (« Les Français parlent aux Français »).
L’Humanité clandestine du 1er mars 1944 lui rendit hommage.
Le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine décida le 20 juin 1945 de donner le nom de Pierre Moulie à l’une des rues de la commune.
Sources

SOURCES : Arch. Paris, DM3, versement 10451/76/1. — Arch. Com. Ivry-sur-Seine. — Maquis de Corrèze par cent vingt témoins et combattants, Paris, Éditions sociales. — L’Aube sociale. — Le Travailleur (canton d’Ivry). — Témoignages de sa fille, Claire Petitot, de Pierre Grador, vétérinaire à Uzerche. — Musée de la Résistance nationale. — Arch. Com Ivry-sur-Seine. — 200 combattants et témoins, maquis de Corrèze, 1975, Éditions sociales, p. 117, 174 et passim.

Michèle Rault, Nathalie Viet-Depaule

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