Né le 8 mai 1912 à Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis), fusillé comme otage le 11 août 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; sertisseur en bijouterie et tôlier fumiste ; syndicaliste CGT ; militant communiste ; résistant dans l’Organisation spéciale de combat (OSC).

Pierre Herz et son fils
Pierre Herz et son fils
Cliché fourni par sa famille
Pierre Herz, boxeur
Pierre Herz, boxeur
Pierre Herz
Pierre Herz
Pierre Louis Herz, Un résistant de première heure, Pierre Albert Herz, 2012, 179 p., nombreux documents et illustrations.
Pierre Louis Herz, Un résistant de première heure, Pierre Albert Herz, 2012, 179 p., nombreux documents et illustrations.
Fils d’un briquetier, Pierre Herz était le cousin de René Herz. Sertisseur en bijouterie, encadreur et tôlier fumiste, il adhéra au Parti communiste en 1937 et milita à la cellule des usines Renault de Boulogne-Billancourt ainsi qu’au syndicat CGT des Métaux. Il était avant guerre domicilié à Sainte-Geneviève-des-Bois.
Il reprit contact avec le Parti communiste clandestin en juillet 1941 et participa à l’Organisation spéciale (OS) de la région Paris-Sud et à des attentats, jusqu’à son arrestation par la police française le 13 mai 1942 à Villejuif où il vivait clandestinement, sa belle-mère et son cousin étant domiciliés dans cette commune. Il avait participé à de nombreux actes de résistances et pris part à des sabotages au sein notamment de l’usine dans laquelle il est employé. Il se livra à de multiples actions contre les troupes d’occupation et fit en particulier sauter un autobus d’officiers allemands. Sur dénonciation, il fut arrêté par la police allemande sur son lieu de travail le 8 mai 1942 et interné à la prison de la Santé.
Il était en possession de quatre listes de souscription et de feuillets dactylographiés concernant les nouvelles adhésions au Parti communiste et aux comités populaires clandestins.
La police établit qu’il avait participé au sectionnement des fils téléphoniques d’une installation de l’armée d’occupation à Chevilly-Larue.
Les Allemands l’inscrivirent sur la liste des otages le 7 août 1942 et le fusillèrent le 11 au Mont-Valérien. Marié, père d’un garçon, il vivait séparé de son épouse.
Il fut enterré plus tard au cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois.
Le titre d’Interné Résistant lui a été attribué par la Commission nationale des titres le 27 mai 2013, en effet seul le titre d’Interné Politique lui avait été octroyé.
La Médaille de la Résistance à titre posthume lui fut attribuée par décret du président de la République. Une cérémonie eut lieu le 6 juin 2013 à la clairière des Fusillés du Mont-Valérien, dans le cadre de la Journée des fusillés du Mont-Valérien organisée par l’Association pour le souvenir des fusillés du Mont-Valérien et de l’Île-de-France. Par la même occasion lui fut délivrée la médaille commémorative de la guerre 1939-1945, avec barrette d’engagé volontaire, et la Croix de combattant volontaire de la Résistance.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII, dossier 3. – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit., p. 138. – État civil. – Renseignements fournis par la famille.

Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier

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