Né le 1er décembre 1883 à Paris (VIIe arr.), fusillé comme otage le 15 décembre 1941 à Caen (Calvados) ; photographe ; militant communiste de Villejuif (Seine, Val-de-Marne).

Les fusillés de Villejuif
Les fusillés de Villejuif
copyright Pierre Cardon
Louis Garin
Louis Garin
Musée de la résistance national. Fichiers de l’Association des familles de fusillés.
Photographe à Villejuif, Louis Hérisson-Garin travaillait, entre autres, pour le journal municipal de Villejuif. Il était marié avec Léa, et le couple avait adhéré au Parti communiste en 1936.
Communiste clandestin, il fut arrêté par la police française le 21 ou 22 juin 1941 avec plusieurs habitants de Villejuif, dont Robert Moussu et René Thibert.
Il fut détenu à la prison du Cherche-Midi, et condamné à quinze ans de travaux forcés par le tribunal de la Section spéciale siégeant auprès de la cour d’appel de Paris.
Emprisonné à Caen (Calvados), il fut sélectionné comme otage en représailles aux attentats commis à Paris le 28 novembre et le 7 décembre. Il a été fusillé avec ses deux amis villejuifois. Il est inhumé au cimetière de Villejuif, au « Carré des héros ».
Son nom est gravé à Villejuif sur le Monument aux Morts et à Caen sur le Monument commémoratif des fusillés 1939-1945.
Une cellule de Villejuif prit son nom, associé à celui de Robert Moussu.
Son épouse Léa Garin resta une militant active. C’est elle qui accueillit Louis Lequy à son retour de camp.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – J. Quellien (sous la dir.), Livre mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, op. cit.Villejuif à ses martyrs de la barbarie fasciste, brochure, 1946. – Marcelino Gaton, Carlos Escoda, Mémoire pour demain, Graphein, 2000.

Claude Pennetier

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