Né le 15 juin 1911 à Paris (XIVe arr.), fusillé le 26 janvier 1944 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) suite à une condamnation à mort ; militant communiste responsable interrégional ; résistant OS- FTPF dans la Vienne puis en Gironde.

Fils d’un ouvrier d’usine et d’une couturière, sa mère décèda alors que Maurice Bourgeois avait 16 mois.Sa grand-mère maternelle l’éleva à Naintré dans la Vienne.Titulaire du certificat d’études, il rejoignit Paris et travailla comme vendeur au magasin Le Printemps.
Adhérent de la CGT, il participa aux grèves de 1936 et adhéra au Parti communiste à une date non précisée. Inquiété lors de la dissolution des organisations communistes en 1939, il partit travailler dans une usine de confection à Châtellerault (Vienne) où il était domicilié 18 rue Saint-André et 42 rue Clément Tuls. Il devint responsable régional du Parti communiste illégal et participa d’abord à la Résistance dans la Vienne où il aurait été interrégional OS puis FTP. Recherché par la Gestapo depuis 1941, il entra dans la clandestinité le 18 décembre 1942, sous le pseudonyme de Denis Diot.
Début 1943, il fut muté en Gironde où, sous le pseudonyme de Jean, il fut responsable politique régional FTP. En effet, suite aux vagues d’arrestation de résistants durant l’année 1942, l’organisation girondine était à reconstruire.Le groupe prit son nom et effectua de nombreux sabotages sous sa responsabilité. Maurice Bourgois tomba dans une souricière, un ancien membre du groupe arrêté ayant servi d’appât. Il fut arrêté le 15 septembre 1943 à Bordeaux, avenue Thiers, en même temps que Jean Delbos, pseudonyme Marius, responsable FTP régional aux effectifs par les inspecteurs de la Section des affaires politiques (SAP). Plusieurs autres responsables départementaux et interrégionaux furent arrêtés en Gironde en septembre 1943, les services de police tentant de réagir à l’augmentation des actions de sabotages et d’attaque contre les soldats allemands.
Interné au Fort du Hâ, condamné à mort par le tribunal militaire allemand de la Feldkommandantur 529 qui siégea exceptionnellement au Palais de justice de Bordeaux en rasion du grand nombre de prévenus, il a été fusillé le 26 janvier 1944 parmi 17 résistants de son groupe, au camp de Souge.
Il a été inhumé au cimetière de Saint-Jean-d’Illac.
Il fut homologué capitaine FFI en 1948.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – René Terrisse, Bordeaux 1940-1944, Perrin, 1993.— Comité de Souge Les 256 de Souge, op.cit.

Jean-Pierre Besse, Annie Pennetier

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