Né le 24 juillet 1918 à Cestao, province de Biscaye (Espagne), fusillé comme otage le 21 septembre 1942 au camp militaire de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; ouvrier du bois ; militant communiste et résistant de Gironde.

Vincent Gonzalez militait au Parti communiste lorsqu’il partit comme volontaire pour défendre la République espagnole. Ouvrier du bois, vernisseur, il travaillait à l’entreprise Harrybey et était domicilié à Bègles (Gironde)
Dès la fin 1940 il participa à l’action clandestine du PCF illégal. Il était en liaison avec André Guérin. Lorsque celui-ci fut arrêté, il récupéra le pistolet qu’André Guérin détenait. Ce pistolet, il s’en servit contre un militaire allemand, route de Toulouse, dans la nuit du 30 au 31 mai 1942. Il fut arrêté, torturé, blessé d’un coup de baïonnette. Par ailleurs, une perquisition fut effectuée à son domicile. La police trouva, selon le rapport du commissaire central du 31 mai, « une bombe cylindrique en métal d’une vingtaine de centimètres de hauteur, munie d’une mèche, des engins paraissant être des explosifs, un étui de revolver contenant 10 balles de calibre 6/35 [...] ». Avec les papiers de Vincent Gonzalez, la police parvint à se rendre compte que « Lucien », responsable régional, et « Paul », qui dirigeait l’action directe, étaient une même personne. Elle établit également que « Paul » était en rapports constants avec Gonzalez appelé « Vicente ». C’était lui l’instigateur de l’attentat commis par ce dernier et c’était également lui qui avait remis à « Vicente » la bombe et le matériel trouvé à son domicile. Mais ni la police française, ni les Allemands ne purent identifier « Paul/Lucien », c’est-à-dire Arlas. Transféré du camp de Mérignac au fort du Hâ, quartier allemand, Vincent Gonzalez a été fusillé comme otage le 21 septembre 1942 en représailles à l’attentat du cinéma Rex à Paris en septembre 1942.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – René Terrisse, Bordeaux 1940-1944, Perrin, 1998. – Site de l’Amicale des fusillés du camp de Souge.

Jean-Pierre Besse

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