Né le 29 mars 1904 à Port-au-Prince (Haïti), fusillé comme otage le 24 octobre 1941 au camp militaire de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; électricien ; militant syndicaliste ; militant communiste.

Gustave Rochemont
Gustave Rochemont
Fils de Louis Rochemont et de Marie Laritgot, Gustave Rochemont, dit Loulou, domicilié à Bègles (Gironde), avait été élevé chez les Jésuites. À dix-huit ans, il fit un apprentissage d’électricien, puis entra, en 1931, à l’usine Cenpa à Bègles. Il devint trésorier de la Confédération générale du travail unitaire de l’usine. Membre de la cellule communiste, il était à l’origine du journal d’entreprise Le Cri de Cenpa. Il diffusait aussi L’Humanité.
Affecté spécial aux Chargeurs réunis en septembre 1939, Gustave Rochemont voyagea en Afrique et revint le 10 juin 1940 à Bègles. Il fut embauché à l’usine Joyaux comme galvanisateur. Arrêté le 10 décembre 1940 par la police française pour diffusion de tracts, Gustave Rochemont fut incarcéré au camp de Mérignac. Le préfet écrivit le 28 février 1941 à la Feldkommandantur : « Sa tranquilité actuelle n’est qu’une apparence trompeuse derrière laquelle se cache un militant convaincu et compétent. » Livré aux Allemands par le préfet le 28 février 1941, il a été fusillé comme otage en représailles au meurtre de Hans Reimers le 24 octobre au camp militaire de Souge.
Il était marié avec Georgette Simondet, qui tenait un bar dénommé Chez Loulou et qui connut les pires difficultés après l’arrestation de Rochemont.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII dossier 2 (Notes Thomas Pouty). – Hommage aux fusillés de la région bordelaise, IRM Gironde, 1987. – Christophe Dabitch, Les cinquante otages. Un assassinat politique, CMD, 1999. – Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit., p. 60. – État civil. – Notes Julien Lucchini.

Julien Lucchini, Claude Pennetier

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