Né le 11 mai 1900 à Saligny-sur-Roudon (Allier), fusillé le 9 septembre 1942 au champ de tir de Challuy-Nevers (Nièvre) ; cantonnier.

Fils d’Henri Bordet, cultivateur, et de Claudine Roy, sans profession, Antoine Bordet s’était marié le 6 septembre 1924 à Saligny avec Marie Buisson, décédée en 1935. Il était père de 6 enfants, âgés de 7 à 17 ans.
Domicilié à Coulanges (Allier), située près de la ligne de démarcation, il fut dénoncé le 18 avril 1942 par sa concubine à la Grenzaufsichtstelle (le poste de surveillance de la ligne de démarcation) de la même ville. Deux douaniers se rendirent immédiatement à son domicile, et découvrirent des armes (une mitrailleuse, un pistolet et un fusil de chasse) et de nombreuses munitions cachées sous de la paille. Présent à son domicile lors de la perquisition, il semblerait qu’Antoine Bordet ait été arrêté le jour même (selon l’acte de condamnation).
Il fut condamné à mort pour détention illégale d’armes et de munitions le 1er septembre 1942 par le tribunal militaire allemand de Nevers (FK 568) et fusillé, seul, le 9 septembre 1942 à 07h30 au champ de tir de Challuy-Nevers. Il a été inhumé dans le carré militaire du cimetière de Nevers.Son nom est gravé sur le monument aux morts de Coulanges.
_« Le monument du Champ de tir rappelle la Mémoire des 32 patriotes qui, entre le 12 janvier 1942 et le 30 juin 1944, ont été fusillés en ce lieu par l’occupant nazi. »
La dénonciatrice fut condamnée lors d’un procès à la Libération, dans l’Allier.
En l’état, la documentation ne permet pas de connaître l’issue de la procédure relative à l’attribution de la mention « Mort pour la France » initiée en 1957 par son fils Claude, alors domicilié à Montluçon (Allier).
Nevers, champ de tir de Challuy (12 janvier 1942-30 juin 1944)
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). — SHD, GR 28 P 8 39 (dossier n° 3). — Notes de Charles Gutierrez. – Témoignage de Jacqueline Baynac. – MémorialGenweb . — État civil.

Dominique Tantin

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