Né le 24 novembre 1906 à Marseille (Bouches-du-Rhône), fusillé le 18 juillet 1944 à Signes (Var) ; sous-directeur aux Habitations à bon marché (HBM) de Marseille ; socialiste ; résistant, membre du mouvement Libération, puis des Mouvements unis de la Résistance (MUR) et de l’Armée secrète (AS).

Marié, père d’un enfant, Georges Barthélémy faisait partie d’une famille de militants et de résistants de Marseille. Sous-directeur aux HBM de la ville, socialiste, il adhéra au mouvement Libération (dont il diffusait la presse clandestine) et, de là, aux MUR et à l’AS. Georges et ses frères, Louis et Lucien Barthélémy, participaient aussi à la résistance socialiste (réseau Brutus et La France au combat). D’après Georges-Louis Roux, un gros stock de vêtements et de tissu aurait été entreposé à Vachères (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) par la maison de confection familiale, dans lequel René Char, responsable de la Section atterrissages et parachutages (SAP) à Céreste (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence), a pu puiser avec l’accord des frères Barthélémy.
Georges Barthélémy fut arrêté à Marseille, au domicile familial, rue des Minimes, le 11 juillet 1944, tandis que son frère Louis était abattu par la police allemande. Il est répertorié avec le no 4 dans le rapport « Antoine », rédigé par Ernst Dunker (Delage), l’un des responsables de la section IV de la Sipo-SD de Marseille pour faire le bilan de la vague d’arrestations qui avait décimé la résistance régionale. Emprisonné à la prison des Baumettes, il a été fusillé avec son frère Lucien et vingt-sept autres résistants, après un jugement sommaire sur place, le 18 juillet, au fond d’un vallon isolé, dans les bois de Signes (Var). D’après Dunker, le jugement aurait été prononcé par la cour martiale de la 244e Division d’infanterie. Les corps furent exhumés le 17 septembre 1944. Un monument funéraire a été inauguré le 18 juillet 1946 dans le lieu, connu désormais comme le « Vallon des fusillés », devenu nécropole nationale en 1996. Une rue des Trois-Frères-Barthélémy a été inaugurée à Marseille, dans le VIe arrondissement, le 23 juillet 1945. Il a été reconnu « Mort pour la France ».
Sources

SOURCES : Témoignages. – Presse locale (La Marseillaise 19 septembre 1944). – Madeleine Baudoin, Témoins de la Résistance en R2, thèse d’histoire, Université de Provence (Aix-Marseille I), 1977. – Robert Mencherini, Résistance et occupation (1940-1944), tome 3 de Midi rouge, ombres et lumières, Paris, Syllepse, 2011. – Georges-Louis Roux, La nuit d’Alexandre. René Char, l’ami et le résistant, Paris, Grasset, 2003.

Jean-Marie Guillon

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