Né le 5 août ( 5 septembre ?) 1904 à Nagyleta (Hongrie), exécuté sommaire le 9 juillet 1944 à Servas (Gard) ; cordonnier à Alès (Gard) ; résistant (FTPF) ; victime des Waffen SS de la 8e compagnie du 3e régiment de la division Brandenburg

Le site MemorialGenWeb donne la date précise de sa naissance. Sa commune de naissance, Nagyleta, est située à l’est de la Hongrie, à la frontière avec la Roumanie ; elle a été fusionnée en 1971 avec Vrtes afin de former la nouvelle ville de Letavertes.
En 1940, Louis Zilai était cordonnier à Alès, dans la Grand-Rue au n° 32. En 1944, il habitait avec sa famille palce Saint-Jean à Alès. Il était marié à Madeleine Testud. Le couple eut un enfant.
Les circonstances de son entrée en résistance ne sont pas vraiment connues. Membre du groupe Francs-tireurs et partisans français (FTPF) d’Alès à partir de janvier 1943, il effectua d’abord des missions de liaison pour le compte des officiers FTPF "Eugène" et "Édouard", son domicile servant de boîte aux lettres et de lieu de rendez-vous pour l’organisation clandestine.
En juin 1944, l’état-major FTPF lui confia le commandement d’un détachement du maquis stationné sur la commune de Saint-Jean-du-Pin (Gard), qui comprenait une quarantaine d’hommes. Il fut arrêté au cours d’une mission, le 1er juillet 1944 (le 4 d’après son épouse ou le 5 d’après la gendarmerie) et exécuté le 9 juillet au Puits de Célas. Son corps exhumé fut identifié par son épouse.
Il a été homologué lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) en 1946. Lieutenant FFI à titre posthume, il reçut la Croix de guerre avec étoile d’argent.
Son nom figure sur : le monument aux morts d’Alès ; sur la plaque commémorative des morts de la Seconde Guerre mondiale d’Alès ; sur le monument mémorial du puits de Célas à Servas.
Voir Servas, Puits de Célas (9, 10, 27 juin 1944 ; 11, 12 juillet 1944)
Sources

SOURCES : Arch. justice militaire, Tribunal militaire de Marseille jugement n°43/7136 du 15/02/1951, Affaire Richter Karl, Strieffler Ernst, X… et jugement n°654/8464 du 12/12/1952 François Carbone (rapport de gendarmerie du 21 janvier 1946). — Arch. com. Alès, fiche des victimes identifiées des Waffen SS4 juin 1945. — Arch. privées d’ André Bruguerolle. — Aimé Vielzeuf, Terreur en Cévennes, Nîmes, Le Camariguo, 1985. — Entretiens avec Mme Veuve Max Bertrand, et Bruguerolle André, septembre 2008. — Témoignage de Bertrand Max. — Site MemorialGenWeb consulté le 9 octobre 2017. — Notes d’André Balent, de Fabrice Sugier et Jean-Marie Guillon.

Jacques Brès, Laurent Pichon.

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